Désistement – Dans plusieurs grandes villes comme Marseille, Paris ou Toulon, des candidats se retirent stratégiquement. A Bordeaux, Poitiers, Limoges ou Carcassonne, les motivations sont parfois plus inattendues

Il y a ceux, nombreux, qui ont choisi de fusionner les listes dans l’espoir d’aller chercher la victoire, dimanche. Un calcul qui peut fonctionner mais loin d’être toujours aussi arithmétique, la fusion des listes n’apportant pas systématiquement l’addition des voix. Et il y a ceux qui préfèrent jeter l’éponge. Dans plusieurs villes de France, des candidats ont décidé de se retirer d’eux-mêmes, le plus souvent pour favoriser une liste encore en lice plutôt qu’une autre.

  • A Marseille, Sébastien Delogu (LFI) a réclamé en vain la fusion avec le maire sortant Benoît Payan, au coude à coude avec le candidat RN, Franck Allisio. « Cette main-là, elle m’a donné des coups de poing pendant des mois et au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue ? » lui a répondu Payan. Delogu a choisi de s’effacer pour éviter que la ville ne bascule au RN.

  • Le cas de figure est similaire à Paris où Rachida Dati (LR) n’a pas voulu de Sarah Knafo (Reconquête !) sur sa liste. « Pour chasser la gauche de la Mairie de Paris », la candidate d’extrême droite s’est retirée.

A Bordeaux, la situation est plus étonnante. Alors qu’il a refusé les appels de Thomas Cazenave (Union du centre, 25,58 %), Philippe Dessertine (Divers centre, 20,20 %) a pris tout le monde à contre-pied en annonçant au dernier moment qu’il ne déposait pas de liste au second tour. D’une triangulaire très incertaine Cazenave se retrouve avec une réserve de voix conséquente face au maire sortant Pierre Hurmic (Union de(…)

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