Une réponse de caractère. Tancés par leur entraîneur réclamant plus de dureté défensive, ce week-end après le revers 105-99 à Blois et plusieurs semaines délicates, les Nantais ont reçu le message. Et l’ont appliqué de belle manière en atomisant le Champagne Basket 95-72, pourtant 5e avant la rencontre, ce mardi 17 mars 2026.
Mieux, battus de 15 longueurs à l’aller (86-71), ils récupèrent le point-average particulier et, bien que 11es, reviennent à une victoire. Mérité, tant la prestation collective du Nantes Basket Hermine est aboutie. En témoignent les évaluations : 121 à 61 !
On voit qu’on peut défendre et mettre des points. On les a usés, tout le monde a été intense, dur. Quand on se sacrifie collectivement en défense, en général ça suit, savoure un Rémy Valin, légitimement ravi de sa soirée.
Vendredi, ses joueurs avaient encaissé 61 points à la mi-temps. Ce mardi, au même moment, le compteur s’est arrêté à 30. Comme quoi, quand on y met les intentions… Évidemment, la clé du match. Car cette intensité défensive a rythmé la partition des locaux. On avait besoin de ça. Avec les entames de matches, c’était notre défaut, résume, lui, David Gassaud.Si on s’améliore sur ces deux points-là, on pourra atteindre notre objectif.
« Si on s’améliore sur ces deux points-là, on pourra atteindre notre objectif »
En tout cas, hier, l’Hermine a fait mal à un adversaire de standing mais vulnérable et dans le dur », selon son entraîneur Vincent Dumestre. Intense sur l’homme et sous l’arceau, dans le tempo, elle a pris le match par le bon bout. Les Champenois, pris quant à eux à la gorge, semblaient impuissants (7-1, 3e ; 26-17, 12e). Tout ne fut pourtant pas toujours parfait.
Le temps faible qui suivait, un 8-0 (26-25, 15e), allié à la 3e faute du meneur Bourhis, aurait pu dérégler un NBH brouillon et bousculé.
À l’image des 11 balles perdues en une mi-temps et une difficulté récurrente à accéder au cercle. Mais les partenaires de Mienandi ont conservé cette envie collective pour atteindre un pécule de dix unités à la pause (40-30). Et même 15 après une reprise du même acabit (45-30, 22e).
Rebelote, tout cet excellent travail aurait pu être gâché en cinq minutes.
Ils perdaient le fil dans du jeu individuel et encaissaient un 12-0 (52-51, 27e). Mais, là aussi, ce n’était qu’une alerte. Et finalement, pour le Champagne Basket, c’était le chant du cygne. Car la furia nantaise s’est abattue sur les visiteurs. Kangudia et Gassaud survoltés (20 et 23 pts), Soliman sortant de sa boîte (22 d’évaluation en 27’) et une équipe au diapason ont roulé sur une équipe aux abois, éteinte.
Un 22-0 cinq minutes plus tard, la partie était terminée (74-51, 32e). 40 minutes d’investissement, c’est ce qu’on doit reproduire pendant un mois et demi. Les play-offs ont commencé, lance Rémy Valin.
Il faut faire des séries, embraye David Gassaud. Cela commence dès vendredi à Caen, sans Nathan Soliman et face à une vieille connaissance du NBH, Jean-Baptiste Lecrsonier.
Nantes BH – Châlons-Reims
95-72
(23-17, 17-13, 26-21, 29-21)
Spectateurs : 2003
NBH : Mienandi 10, Van Eyck 14, Dossou 2, Kangudia 20, Bourhis 7 puis Palo 5, Soliman 12, Manerlax 2, Gassaud 23, Farkas 0, Boum 0.
CB : Radnic 3, Givance 11, Galliou 4, Oke 3, Hamon-Crespin 13 puis Milosevic 10, Grotzinger 16, Kayouloud 2, Keita 6, Avea 4. Joueur éliminé : Hamon-Crespin (39e)