Tout commence par un simple contrôle inopiné en 2025. Deux inspecteurs de l’Urssaf décident de contrôler deux ouvriers en activité alors qu’ils travaillent sur un chantier. Ils commencent par leur demander leur papier d’identité. Le premier ouvrier collabore et s’exécute. Le second prend la fuite en courant, obligeant les agents à solliciter l’intervention de la gendarmerie pour l’identifier.

Un système de fraude généralisé

L’enquête administrative révèle rapidement l’absence de Déclaration préalable à l’embauche (DPAE) pour ces travailleurs. Plus surprenant encore : malgré le passage des inspecteurs, l’employeur ne procède à aucune régularisation a posteriori dans ses déclarations sociales.

Face à ces zones d’ombre, l’Urssaf décide d’éplucher les relevés bancaires de la société sur les trois dernières années. Le fossé entre l’activité réelle et les déclarations s’avère abyssal. La masse salariale déclarée est de 65 000 €. L’Urssaf calcule qu’en réalité celle ci est de plus d’un million d’euros. Sur trois ans, 65 personnes n’ont pas été déclarées.

1,5 million d’euros de redressement

Les conséquences financières sont massives pour cette entreprise « de bonne taille » immatriculée en Ille-et-Vilaine. Au titre civil, elle fait l’objet d’un redressement global d’environ 1,5 million d’euros. Cette somme inclut le recouvrement des cotisations sociales éludées ainsi que de fortes majorations pour travail dissimulé.

Parallèlement à ce volet financier, une procédure pénale est actuellement en cours à l‘encontre de la société.