Après son alerte sur les risques financiers des futurs réacteurs nucléaires EPR2, la Cour des comptes passe au crible les énergies renouvelables (solaire, éolien, biogaz…). Avec un même constat : les efforts faits pour sortir des énergies fossiles et atteindre la neutralité carbone en 2050 sont coûteux pour les finances publiques.
Dans un rapport publié mardi soir, les sages de la rue Cambon ne se prononcent pas sur la pertinence des objectifs publics pour chaque filière renouvelable. Ceux de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE2) étant en partie atteints et la part des renouvelables dans la production nationale d’électricité étant passée de 18 % à 27 % entre 2016 et 2024. Les magistrats questionnent en revanche « l’efficience » des aides publiques massives mises en place pour des filières balbutiantes il y a vingt ans, et encore largement sous perfusion.