Le président paraguayen, Santiago Peña, a récemment qualifié l’accord de décision stratégique dans un contexte de tensions mondiales.
« Faire progresser la coopération entre des régions qui partagent des valeurs et une vision ouverte au commerce international envoie un signal très important au monde », a-t-il affirmé la semaine dernière lors d’un forum de la Banque interaméricaine de développement (BID) à Asuncion.
L’accord Mercosur-UE crée une zone de libre-échange pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.
Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.