«Je ne peux, en toute conscience, soutenir la guerre qui se déroule actuellement en Iran.» Ce mardi, c’est avec ces mots adressés dans une lettre à Donald Trump que Joseph Kent, le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme américain, a remis sa démission. «L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël», écrit l’ancien soldat des forces spéciales qui a effectué 11 missions sur le terrain et dont l’épouse, Shannon, également engagée sous les drapeaux, a perdu la vie en Syrie en 2019.

Au sein de l’administration Trump, qui avait jusqu’ici affiché un «front uni», ce départ «constitue le premier signe public de désaccord […] concernant la gestion par le président de la guerre contre l’Iran», souligne le Wall Street Journal. «La démission de Joe Kent est une surprise. Les échelons supérieurs de l’administration Trump ont fait preuve d’une remarquable stabilité et aucun haut responsable n’avait démissionné en invoquant des divergences politiques marquées avec le président», abonde le New York Times dans le même sens. Une surprise aussi car Joe Kent, connu pour ses penchants conspirationnistes et ses liens avec l’extrême droite, fait partie des plus fervents admirateurs de Donald Trump.