Ce mercredi 18 mars 2026, c’est la journée mondiale du recyclage. L’occasion de faire la lumière sur nos déchets alimentaires qui peuvent devenir du compost par exemple. Ce n’est pas à proprement parler du recyclage mais cela permet de valoriser un tiers de notre poubelle.

Pour cela, Nantes Métropole est sur le point de finir le déploiement de près de 3000 bornes de collectes de biodéchets dans les 23 communes de l’agglomération. Cela a commencé quartier par quartier dès 2023. De quoi avoir un peu de recul sur l’efficacité du dispositif : « ces déchets alimentaires représentent 43 kg par an et par habitant, explique Fanny Champion, cheffe de projet biodéchet à la direction des déchets à la Métropole. A Nantes, on a pu collecter 12 kg par an, par habitant. Cela nous permet de baisser ce ratio de déchets alimentaires dans les ordures ménagères, et de mieux les valoriser.

 

« Même la viande et les coquilles d’huîtres »

 

Tous les habitants ont reçu un petit guide qui présente les consignes de tri, tout ce qui est déchets organiques, déchets alimentaires, même la viande, les coquilles d’huîtres et de moules. L’erreur récurrente ? Les gens qui déposent des déchets alimentaires dans des sacs plastiques. On demande vraiment qu’il y ait une dépose en vrac des déchets alimentaires par les usagers ». 

Que deviennent ces déchets alimentaires déposés en vrac par les usagers ? « Ils sont déposés sur un site De l’assiette au champ à côté du MIN à Rezé, répond Fanny Champion. Ils sont valorisés pour moitié en soupe méthanogène pour être utilisés par des agriculteurs, des méthaniseurs agricoles en carburation, en fertilisant, en énergie. L’autre moitié est renvoyée sur une plateforme de compostage à Vallet, transformée en compost utilisé par des agriculteurs ». 

Il n’y a pas encore de point de collecte en centre-ville de Nantes pour des questions de logistiques et d’espaces.

Depuis le 1er janvier 2024, la loi oblige les collectivités à proposer une solution de tri des déchets alimentaires à tous.