La scène, filmée par un contributeur du site « Faisons parler Marseille » est devenue virale mardi soir. On y voit un individu tout habillé de noir et cagoulé, tendant le bras comme s’il s’apprêtait à ouvrir le feu sur la porte d’entrée du lycée Périer. Le commentaire laconique du témoin mentionnant, entre deux détonations, « un lycéen tire sur son lycée » tandis que l’individu détale, a achevé de semer le trouble.
Des poubelles incendiées
En fait, il n’y a pas eu d’usage d’arme à feu rue Paradis mardi matin et aucun blessé n’est à déplorer. Il s’agissait de tirs de mortiers d’artifice, comme ceux qui ont pu émailler les manifestations de lycéens devant plusieurs établissements de Marseille ces derniers jours.
Depuis la fin des années 1990, et plus encore à la suite des émeutes de 2005, l’usage de ces pétards à mèche ou « chandelles romaines » est détourné par des délinquants lors d’affrontements avec les forces de l’ordre.
À Marseille, depuis une dizaine de jours, plusieurs centaines de jeunes ont notamment protesté devant les lycées Thiers (1er), Diderot (13e) et Victor Hugo (3e) ou encore Nelson-Mandela (12e), contre la baisse programmée des heures d’enseignement. Lundi dernier, la police est intervenue devant le lycée Diderot sur le parvis duquel des poubelles avaient été incendiées ainsi qu’au lycée technique Victor Hugo dont la façade a essuyé des tirs de mortiers.