Un premier cas de méningite a été hospitalisé en France, a annoncé à BFMTV le Centre de crises sanitaires. Le patient, de retour d’Angleterre où sévit une épidémie mortelle, est dans un état stable.

L’épidémie de méningite britannique arrive en France. Un premier cas a été détecté sur le territoire français, indique le Centre de crises sanitaires à BFMTV. Le patient « a été hospitalisé et son état est stable », précisent les autorités sanitaires.

Il était de retour d’Angleterre, où sévit l’épidémie, qui s’est déclarée dans la région de Canterbury, dans le sud-est du pays. Le ministre britannique de la Santé Wes Streeting a annoncé, ce mardi, que quinze cas avaient été rapportés aux autorités, qualifiant cette épidémie « sans précédent ».

Les quinze patients ont été hospitalisés. Deux personnes sont mortes: un jeune homme de 21 ans et une lycéenne de 18 ans. « La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry », fréquentée par des étudiants de Canterbury, « entre le 5 et le 7 mars », a précisé Wes Streeting.

« Aucun autre cas » en France

Le Centre de crises sanitaires français assure que « toutes les mesures de gestion ont été prises pour limiter les risques de transmission de la maladie » après avoir été informé « le 12 mars » du premier cas détecté en France.

« Aucun autre cas n’a été déclaré sur le territoire national en lien avec cette situation outre-Manche », affirment les autorités sanitaires françaises.

Ces dernières promettent que la situation est suivie « avec attention ». Un traitement antibiotique prophylactique a été proposé à toutes les personnes ayant été en contact à risque avec le patient hospitalisé.

Méningite à méningocoques: pourquoi une vaste campagne de vaccination est-elle lancée à Rennes?Méningite à méningocoques: pourquoi une vaste campagne de vaccination est-elle lancée à Rennes?

Il s’agit d’une épidémie de méningite à méningocoques, ce qui en fait une menace très dangereuse pour les humains. Beaucoup plus rares que les méningites virales, les formes bactériennes, comme celle-ci, peuvent tuer de manière foudroyante si elles ne sont pas traitées rapidement. Même en cas de traitement, elles peuvent entraîner une mortalité élevée et un grand risque de séquelles.

Plusieurs signes peuvent alerter: une fièvre élevée mal tolérée, des maux de tête intenses, une raideur de la nuque, une intolérance à la lumière, des nausées et l’apparition de taches rouges ou violacées sur la peau sont des symptômes fréquents.

Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15. Toutes les recommandations sanitaires sont accessibles sur le site internet du ministère de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées en cliquant sur ce lien.