Christian Estrosi, le maire sortant de Nice, a annoncé ce mercredi 18 mars, au micro de RTL, qu’il allait porter plainte contre Marine Tondelier.
La leader des Écologistes a assuré, mardi 17 mars toujours sur RTL, qu’il était « mis en examen dans six affaires ». La secrétaire nationale des Écologistes a déclaré qu’elle n’appellerait pas à voter pour Christian Estrosi face à Éric Ciotti aux municipales de Nice, qualifiant les deux candidats d' »affairistes ».
« Depuis 18 ans où je dirige cette ville, je n’ai jamais été mis en examen, je n’ai jamais été poursuivi, j’ai toujours géré cette ville avec transparence et morale », a répondu Christian Estrosi, ce mercredi.
Le maire sortant de Nice, en difficulté face à Éric Ciotti, a ajouté : « C’est Mme Tondelier qui a dépassé les bornes, là avec ses accusations qui sont fausses (…) Elle devra répondre de ses propos devant les tribunaux. (…) Je n’ai jamais été mis en examen de quoi que ce soit. »
Puis, le maire sortant de Nice a évoqué l’enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon devant son domicile. « Je fais confiance à la justice, et la vérité pourrait surprendre beaucoup de monde lorsqu’elle éclatera au grand jour », a-t-il déclaré.
Une manipulation émanant du camp Estrosi ?
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’enquête s’oriente vers une manipulation émanant du camp Estrosi, rapporte l’AFP, sans qu’il soit possible de dire à ce stade si le maire lui-même, qui dénonce pour sa part « une machination absolument ignoble », était au courant.
Deux hommes ont été déférés vendredi matin devant les juges d’instruction chargés du dossier, a annoncé le parquet.
L’un des deux hommes déférés est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à la retraite, âgé de 79 ans, reconverti en détective privé. L’autre est un homme d’affaires quadragénaire, connaissance et soutien de Christian Estrosi.