Il justifie son refus par celui de Kiev de réparer les dégâts causés par une frappe russe à l’oléoduc Droujba, qui assure le transit par l’Ukraine du pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie, exemptées de l’embargo européen sur l’or noir russe.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont indiqué jeudi que l’UE apportera à l’Ukraine une assistance financière et technique pour réparer Droujba, en vue de lever le blocage hongrois. Ce n’est pas garanti, d’autant que M. Orban est en campagne électorale et que l’Ukraine et l’UE font partie de ses cibles.

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À l’exception du Premier ministre slovaque Fico, qui s’abrite derrière M. Orban, les autres dirigeants européens sont outrés par l’attitude du Premier ministre hongrois. »C’est inacceptable de revenir sur un engagement pris à la table du Conseil européen », peste un diplomate. »Si on ne peut pas faire confiance à la parole des chefs… », maugrée un autre. En décembre, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque avaient approuvé le prêt à l’Ukraine, à condition de ne pas y contribuer. »Il n’y a aucun lien avec le transit du pétrole »,grogne encore un insider. Il n’y a pas de plan B à ce prêt, insiste-t-on de toute part.

L’Ukraine peut encore tenir un peu, après avoir reçu de l’argent du Fonds monétaire international, mais aura besoin de l’appui européen en mai, pour financer sa défense et le fonctionnement de l’État.

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