10h16: Trois Français arrêtés à Dubaï « bénéficient de la protection consulaire », a assuré ce matin la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, confirmant indirectement l’arrestation de plusieurs ressortissants mais sans donner aucun détail.

Selon plusieurs médias, dont franceinfo, trois Français « accusés d’avoir menacé la sécurité nationale » des Émirats arabes unis en filmant les attaques iraniennes sur le territoire, ont été placés en garde à vue, avec une soixantaine d’autres personnes.

« Ils bénéficient de la protection consulaire, le Quai d’Orsay est en lien avec eux, avec leurs avocats et donc nous suivons la situation avec la plus grande attention », a affirmé Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.

« Je n’ai pas de détails et de précisions, en revanche, à vous apporter sur le dossier », a-t-elle ajouté. « Plusieurs cas de Français sont suivis par le Consulat général de France à Dubaï », a confirmé à l’AFP une source diplomatique, assurant également que « ces Français bénéficient de la protection consulaire ».

07h52: Au moins trois Français, arrêtés pour avoir filmé et diffusé sur les réseaux sociaux les attaques qui touchent depuis plusieurs jours la ville de Dubaï, selon les révélations de France Info. Ils sont accusés d’avoir menacé la sécurité nationale en filmant les attaques iraniennes sur le territoire. Ces 3 Français ne sont pas les seuls à avoir été interpellés, car au moins 60 personnes seraient en ce moment même en garde à vue.

Au premier jour de guerre, l’influenceuse Maeva Ghennam, s’est filmée, visiblement paniquée. Deux jours plus tard, elle était convoquée par la police dubaïote. « Je n’ai rien dit de mal, j’ai eu peur. J’ai eu très, très peur », a-t-elle raconté dans une vidéo. D’autres influenceurs témoignent d’une censure: 

« J’avoue que je ne sais pas trop ce que j’ai le droit de dire, pas le droit de dire », admet une jeune femme en vidéo. « On n’a pas le droit de montrer ce qui se passe, en tout cas on n’a pas le droit de montrer ce qui va tomber du ciel », explique une autre.

La diffusion de contenus contredisant les annonces officielles ou pouvant causer la panique est passible d’une amende de 50.000 euros.

Romain Astruc, un avocat installé à Dubaï, précise : « Un débris, des dégâts, de la fumée, n’importe quoi. C’est interdit. Ce qu’on peut prendre comme photo, c’est, je répète, nos enfants qui jouent dans le parc, un beau coucher de soleil, aller sur les dunes. C’est une loi qui doit nous protéger. »

Ces interdictions concernent aussi les journalistes, comme l’équipe de France Télévisions à Doha. Au Qatar, elle n’a obtenu l’autorisation de filmer que dans certains lieux. Il est impossible également de filmer des sites sensibles, des bâtiments officiels du gouvernement ou encore des sites militaires.

Les Emirats invoquent des impératifs de sécurité, le risque de révéler des informations sensibles à l’Iran.