René Coiro, président de la fédération régionale des travaux publics, lui-même patron d’une entreprise lyonnaise, s’appuie sur une étude* commandée par l’Institut Terram, partenaire de sa fédération : « 88 % des Français estiment que l’état des infrastructures doit être un sujet de campagne municipale. 56 % des Français ont constaté une dégradation de la voirie au cours de l’année écoulée et 28 % ont subi une panne de réseaux enterrés ».
19 % de pertes sur le réseau de canalisations d’eau
Dans le Rhône, « sur les 11 000 km de canalisations d’eau potable (Rhône et métropole), il y a 19 % de pertes » donne-t-il en exemple. Alors que l’eau potable est déjà un enjeu dans certaines régions, et que les sécheresses s’enchaînent, ces 19 % sont une marge qui doit progresser (la moyenne française est à 25 %).
Sur l’ensemble de la région, le président note « que 16 % des 16 000 ponts posent des problèmes », rappelant « le drame qui s’est passé en Italie ». L’état des voiries est de plus en plus souvent un sujet de mécontentement, « la France était première en Europe en matière d’entretien des routes, elle est passée en 8e position » précise-t-il.
René Coiro veut rappeler l’importance d’un entretien régulier et de la modernisation des infrastructures qui « si les travaux sont gênants pour les gens, sont malgré tout nécessaires ».
La filaire des travaux publics s’est organisée et met en avant les outils qu’elle propose aux élus pour les accompagner comme des plateformes dédiées à l’exposition des infrastructures aux aléas climatiques, aux fuites sur les réseaux d’eau et même un mémento Municipales 2026 sous forme de « guide d’aide à la décision pour intégrer infrastructures et transition écologique dans les programmes municipaux ».
*Questionnaire OpinionWay en ligne réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 3 034 Français âgés de 18 ans et plus. Les entretiens ont été conduits du 15 au 22 septembre 2025.