L’observatoire européen Copernicus a averti, jeudi, de l’arrivée imminente d’un épisode de pollution de l’air aux particules fines (PM2,5) en Europe de l’Ouest, susceptible de toucher plusieurs pays dont la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Cette situation intervient dans un contexte printanier habituel, mais avec une intensité jugée notable.
Le service de surveillance de l’atmosphère évoque une « détérioration de la qualité de l’air » liée à des sources multiples. « Bien qu’il s’agisse d’un cas habituel au printemps, cela représente une situation notable occasionnée par des particules fines provenant de sources multiples et en particulier de l’agriculture », précise Copernicus. Les activités agricoles, notamment l’épandage d’engrais, génèrent des émissions d’ammoniac, un gaz irritant contribuant à la formation de ces particules.
Les pollens s’en mêlent aussi
Des conditions météorologiques stables limitent la dispersion des polluants, tandis que le trafic routier participe également à leur accumulation. A ces facteurs s’ajoute une hausse des pollens de bouleaux et d’aulnes, susceptible d’aggraver la dégradation de la qualité de l’air dans les zones concernées.
Notre dossier sur la Pollution
Santé publique France rappelle que la pollution atmosphérique « induit des effets aux niveaux respiratoire et cardiovasculaire pouvant conduire à un décès prématuré ». Elle est responsable d’environ 40.000 morts prématurées par an en France. Une étude publiée fin janvier 2025 met en évidence un « fardeau considérable », avec plusieurs dizaines de milliers de nouveaux cas de maladies, incluant cancers du poumon, BPCO, asthme, infections respiratoires, ainsi que des AVC, des infarctus, de l’hypertension et du diabète.