Douche froide pour le Met Office. Au Royaume-Uni, l’équivalent de Météo France s’est attiré les foudres de 80 professionnels du tourisme, la semaine dernière. “Plusieurs sites majeurs, comme Blenheim Palace [lieu de naissance de Winston Churchill], le zoo de Chester et la station balnéaire de Blackpool, ont écrit au service météo pour réclamer une refonte de la manière dont le temps est annoncé”, indique The Daily Telegraph.
De leur point de vue, en l’état actuel des choses, les prévisions dissuaderaient les Britanniques d’opter pour un week-end au bord de la mer ou un après-midi au jardin botanique. “L’application du Met Office – et de nombreuses autres qui se calquent sur son fonctionnement – donne un résumé des vingt-quatre heures à venir sous la forme d’une seule icône, détaille le journal conservateur. Selon les professionnels du secteur touristique, trop souvent, le symbole ‘pluie’ s’affiche même si l’essentiel de la journée s’annonce sec.” Le mercredi 11 mars, par exemple, “les prévisions pour Londres montraient un nuage pluvieux, alors qu’aucune averse n’était prévue avant 15 heures”.
À Burnley, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le Met Office résume la journée du 24 mars prochain à une icône “pluie” malgré l’absence de précipitation prévue jusqu’à 15 heures. .
Climat océanique complexe
À en croire les signataires, ces indications “trompeuses” leur coûteraient jusqu’à 137 000 livres (158 000 euros) de chiffre d’affaires par jour. “Le collectif ne conteste pas la précision des prévisions mais plutôt la manière dont l’information est visuellement représentée”, croit bon de préciser la BBC. Le service public de l’audiovisuel britannique était d’ailleurs associé au Met Office lors de l’adoption des icônes actuelles en 1975.
Outre-Manche, cette initiative a suscité une bourrasque de réactions dans les colonnes de la presse. “Comme tout écolier l’apprend en classe, le Royaume-Uni bénéficie d’un climat océanique, relève The Times dans un éditorial publié le 11 mars. Cela signifie qu’une drache matinale peut céder la place à un grand soleil l’après-midi puis à un vent à décorner les bœufs le soir.” Pour le quotidien libéral, les griefs seraient donc fondés.
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