« Épuisement, management toxique, surcharge de travail insoutenable »… Les mots sur les pancartes tendues par les soixante grévistes de l’Institut méditerranéen de formation, recherche et intervention sociale (IMFRIS), dressent un sombre constat. Le directeur général de l’institut concentre les foudres dans la manifestation qui s’est déroulée ce jeudi 19 mars. Le manque de moyens financiers vient dégrader encore les conditions de travail dans cet établissement financé à plus de 50% par la Région et qui propose des formations aux structures médico-sociales.

« Les intervenants extérieurs seront moitié moins jusqu’à juillet »

Au cœur du rassemblement, tous témoignent de manière anonyme, par crainte de « représailles ». « Après une enquête interne sur des faits de harcèlement, la direction de l’établissement a été licenciée. On a glissé vers un management de transition, avec l’embauche d’une boîte de conseil qui a facturé des milliers d’euros par mois alors que l’IMFRIS a un déficit qui dépasse le million d’euros« , retrace une formatrice. Si une candidate a été trouvée pour prendre la tête de l’établissement, « la direction générale l’a évincée alors qu’elle faisait l’unanimité auprès des équipe…