À Monaco, l’unique LaFerrari verte
configurée par Jay Kay s’apprête à passer sous le marteau de RM
Sotheby’s en avril 2026. Entre couleur délirante, pedigree de star
et historique béton, cette hypercar hybride pourrait bien faire
exploser les compteurs.
Une LaFerrari verte qui déboule en plein soleil
monégasque, ça ne court pas les rues. Surtout quand il s’agit de
l’exemplaire unique au monde, configuré par Jay
Kay, le chanteur de Jamiroquai, connu
pour son garage complètement dingue. Cette hypercar hors norme
s’apprête à passer sous le marteau, et les collectionneurs ont déjà
les yeux rivés sur le calendrier, selon ItalPassion.
Car cette Ferrari ne se contente pas d’être une LaFerrari, déjà ultra rare.
C’est une pièce à part, avec une couleur impossible à manquer, une
histoire de star de la pop, un pedigree de musée et un dossier
d’entretien en béton. Et entre sa teinte « Signal Green », son V12
hybride et son passage annoncé chez RM Sotheby’s à
Monaco, tout est réuni pour que cette vente
fasse beaucoup parler… et pas qu’au sein des fans de
Jamiroquai.
La seule LaFerrari « Signal Green » de Jay Kay, une configuration
folle et unique
Pour rappel, la Ferrari LaFerrari, présentée en
2013, marque l’entrée de Maranello dans le monde des hypercars
hybrides. Sous le capot, un V12 de 6,3 litres associé au système
électrique HY-KERS dérivé de la F1, pour une puissance cumulée de
963 ch, un 0 à 100 km/h autour de 2,5 s et plus de 350 km/h en
pointe. Déjà, sur 499 coupés produits, chaque exemplaire est trié
sur le volet. Mais celui-ci est carrément à part.
Quand la plupart des clients ont choisi le rouge, le noir ou le
jaune, Jay Kay a demandé une teinte spéciale baptisée
« Signal Green », un vert vif, presque fluorescent.
Un vert qui claque, validé par Ferrari dans le cadre des
configurations extra-campionario, et qui en a fait la seule
LaFerrari unique au monde sortie d’usine dans
cette couleur. Le chanteur voulait, selon ses mots, « donner une
personnalité unique » à sa voiture, expliquait Jay Kay, cité par
Italpassion. Toit en carbone apparent, étriers de frein Giallo
Modena, jantes issues du programme Ferrari Tailor
Made : l’extérieur est déjà spectaculaire. À bord, on
retrouve un mélange de cuir noir et vert, des surpiqûres
contrastées, un volant avec la signature « Jamiroquai » gravée, et
même des bagages assortis. Une vraie carte de visite sur roues,
dans la lignée de sa fameuse Lamborghini Diablo violette qui a
marqué les esprits.
De Goodwood à Monaco : histoire, entretien et enchères pour
cette LaFerrari verte
Livrée le 24 juin 2014 au Royaume-Uni, cette LaFerrari ne reste
pas longtemps dans l’ombre. Quelques jours plus tard, Jay Kay
l’emmène déjà au Goodwood Festival of Speed, où l’hypercar verte
grimpe la colline devant des milliers de spectateurs. Le chanteur
la garde jusqu’en avril 2019, parcourant environ 3 000 km à son
volant. Ensuite, l’auto reste en Angleterre, change une première
fois de mains, puis rejoint un propriétaire installé à Monaco vers
2023. Entre-temps, elle gagne aussi une légitimité de pièce de
musée : elle est exposée à deux reprises au Museo Enzo Ferrari de Modène, en
2017 puis en 2026, dans une exposition dédiée aux voitures de
célébrités.
Contrairement à certaines hypercars qui dorment au fond d’un
coffre, cette LaFerrari a roulé tout en étant chouchoutée. Elle
affiche aujourd’hui un peu plus de 11 000 km, avec un historique
d’entretien complet dans le réseau officiel Ferrari. Point clé pour
une hybride de ce calibre : sa batterie haute tension a été
remplacée en 2023, et un contrôle de santé du système hybride a été
réalisé début 2026, accompagné d’un service complet. De quoi
rassurer les enchérisseurs les plus prudents, qui regardent de très
près ces éléments sur une hypercar hybride
V12.
C’est dans ce contexte que RM Sotheby’s va proposer cette
LaFerrari Jay Kay à la vente à Monaco, les 24 et
25 avril 2026. L’estimation est annoncée entre 4 et 4,5
millions d’euros, bien au-dessus des plus belles LaFerrari
« classiques » qui tournent déjà autour des 3 millions d’euros. Quand
on sait que Jay Kay l’avait payée environ 1,1 million de livres
sterling à l’époque, soit un peu plus d’un million d’euros, l’auto
illustre parfaitement la prime accordée à une configuration unique
et à une provenance de star. Reste à voir jusqu’où les enchères
monteront pour cette LaFerrari verte ex-Jamiroquai ; réponse sous
le marteau, à Monaco, fin avril.