Alors que l’identité de l’artiste Banksy fait l’objet de nombreuses convoitises, des journalistes de Reuters apportent de nouvelles preuves pour avancer un nom déjà évoqué par le passé.

Depuis des années, l’identité de Banksy alimente rumeurs et hypothèses. L’une des plus tenaces désigne Robert Del Naja, membre du groupe Massive Attack. Même génération, même ville d’origine et des œuvres apparaissant parfois dans les villes où le groupe se produit: autant d’indices qui ont nourri cette théorie.

Mais selon Reuters, cette piste ne serait pas la bonne: un autre nom revient avec insistance.

Un nom déjà connu

D’après l’enquête, Banksy serait en réalité Robin Gunningham, un nom qui circule depuis plusieurs années. Le tabloïd britannique Daily Mail l’évoquait déjà en 2008.

Les journalistes de Reuters estiment en effet que Banksy aurait changé d’identité et vivrait à Bristol en Angleterre.

L’enquête de l’agence de presse apporte un nouvel élément: un ancien rapport de la police de New York, datant de 25 ans. Il mentionne un certain Robin Gunningham, arrêté pour vandalisme — bien avant l’émergence du phénomène Banksy.

Parmi les éléments découverts lors de l’enquête, les journalistes évoquent « une confession manuscrite de l’artiste concernant une accusation de trouble à l’ordre public remontant à plusieurs années – un document qui révélait, sans conteste, la véritable identité de Banksy ».

Un mystère entretenu

Ces éléments ne suffisent toutefois pas à clore définitivement le débat. Contacté, Robin Gunningham n’a pas souhaité répondre.

L’artiste, lui, n’a jamais confirmé son identité. Cette incertitude fait partie intégrante de son œuvre et de sa notoriété, comme l’explique Baro, artiste de Graffeur.ch. « Le côté mystérieux, anonyme lui est profitable », indique-t-il dans le 19h30 de mercredi.

Et selon lui, cet anonymat va continuer à faire parler « tant qu’il n’aura pas admis lui-même que c’est lui ».

Sidonie Gaucher/juma