Né d’une relation antérieure au mariage de sa mère avec le
prince héritier Haakon de Norvège, Marius Borg Høiby se retrouve
aujourd’hui au cœur d’un scandale judiciaire. Le jeune homme doit
répondre de 40 chefs d’accusation, dont le viol de quatre femmes
entre 2018 et 2024, ainsi que des violences sur d’anciennes
compagnes.
Ce 18 mars 2026, le parquet a requis une peine de sept ans et
sept mois de prison à son encontre.
Marius Borg jugé pour viols : une défense offensive face à des
accusations graves
Au dernier jour d’un procès qui aura duré sept semaines,
l’avocat du fils de
Mette-Marit de Norvège, Petar Sekulic, a livré une plaidoirie.
Selon lui, son client a pu avoir un comportement «
antipathique », mais cela ne signifie pas que ses actes
soient pénalement répréhensibles. La défense insiste sur le
contexte des faits reprochés. Les viols supposés auraient eu lieu
après des soirées festives, au cours desquelles
Marius Borg Høiby avait consommé alcool et
stupéfiants, et à l’issue de rapports sexuels présentés
comme consentis avec les plaignantes.
Le point central du dossier repose désormais sur une question
délicate : certains actes sexuels ont-ils été commis alors que les
femmes étaient endormies, et donc incapables de
s’y opposer ? Revenant sur ces épisodes, que le prévenu est
également accusé d’avoir filmés ou
photographiés, l’avocat a remis en cause la
crédibilité des victimes présumées. Il a aussi évoqué des éléments
susceptibles d’avoir conduit son client à croire à un accord
tacite, ou à ne pas comprendre que certaines femmes étaient
endormies.
Marius Borg jugé pour violences :
il nie en bloc à son procès
Concernant les accusations de violences, la défense rejette
l’idée d’un « régime de peur » imposé à une ex-compagne.
Elle décrit plutôt des relations tumultueuses, faites de jalousie
et de disputes intenses, avec des responsabilités partagées. Marius
Borg Høiby a toutefois reconnu certains faits plus mineurs,
notamment le transport de 3,5 kg de marijuana, des atteintes à
l’intégrité physique et des menaces. Pour ces éléments, ses avocats
ont plaidé une peine d’un an et demi de prison. Ils estiment par
ailleurs que, même en cas de condamnation pour l’ensemble des chefs
d’accusation, la peine ne devrait pas dépasser « cinq-six
ans ».
Le verdict, très attendu, ne devrait pas être rendu avant
plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Un délai qui laisse
planer l’incertitude autour de l’avenir de celui dont le nom reste
étroitement lié à la
monarchie norvégienne.