Sergueï Choïgou ne s’est pas arrêté à cette phrase, il a également donné des chiffres importants. En 2024, 6 200 attaques ont touché des cibles en Russie et 23 000 l’année dernière.

Ce mardi encore, une base aérienne importante a été fortement endommagée à 250 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Cette dernière abritait notamment deux avions radar A-50 d’une valeur considérable.

Face au conflit au Moyen-Orient, Zelensky craint pour l’Ukraine: « Pour Poutine, une guerre de longue durée en Iran est un avantage »Une communication négative

La communication russe ne donne habituellement que les bonnes nouvelles, cette fois Choïgou ne voit pas que du rose. « L’ennemi développe de nouvelles armes et de nouvelles méthodes à un rythme si soutenu qu’aucune région du pays n’est plus en sécurité. »

Selon l’Institute for The Study of War (ISW), le Kremlin préparerait la population à une nouvelle campagne de mobilisation. Ces derniers temps, 35 000 soldats russes sont tués ou gravement blessés chaque mois, ce qui se ressent sur le front.

Il y a quatre ans, la Russie envahissait l’Ukraine, causant des centaines de milliers de morts et plongeant l’Europe dans l’effroiLe discours américain

Ces succès ne se font pourtant que très peu entendre et ce n’est pas le fruit du hasard. La Maison Blanche continue de soutenir le discours du Kremlin affirmant que l’Ukraine sera écrasée. Cette dernière n’aurait donc pas d’autre choix que de faire des concessions pour mettre fin à la guerre.

Washington a beau répéter son soutien aux Russes, la réalité parle d’elle-même. Depuis le début de l’année 2026, l’Ukraine a gagné près de 400 kilomètres carrés selon l’ISW.

Elle a récupéré plusieurs régions qui avaient été conquises dont celles de Dnipropetrovsk et Zaporijia.

Ce retournement de situation a plusieurs explications : une nouvelle tactique de neutralisation des troupes adverses mais également des problèmes de communication côté russe.

Telegram, qui était indispensable pour les soldats sur le front, a été en partie bloqué par Poutine dans le cadre d’une mesure de censure. En ajoutant cela au blocage de Starlink, la censure est peut-être l’une des pires ennemies des Russes.