La vidéo d’une personne encagoulée plaçant son bras à travers les grilles du lycée Périer, dans le 6e arrondissement de Marseille, mardi 17 mars 2026, a jeté le trouble sur les réseaux sociaux. Pour certains, la déflagration entendue évoquait celle d’une arme à feu, rapporte Actu Marseille . Une enquête a été ouverte.
L’auteur toujours recherché
Mais après analyse, notamment à partir d’autres images, les autorités ont indiqué qu’il s’agissait d’un tir de mortier d’artifice, donc d’un engin pyrotechnique. Cet acte n’a fait aucun blessé ni aucune dégradation matérielle, précise ici Provence . L’auteur reste introuvable.
Cette action intervient dans le contexte de la mobilisation lycéenne contre la baisse de la dotation globale horaire (DGH), réduisant le nombre d’heures d’enseignement. Le même jour, plusieurs blocus avaient été organisés et environ 700 lycéens et enseignants avaient manifesté dans le calme.
Les réactions politiques
Le président de la Région, Renaud Muselier, a dénoncé une « tentative d’intimidation » et une « scène d’une violence inacceptable », estimant que viser un établissement scolaire « franchit un seuil insupportable ». Ludovic Perney, vice-président de la Région Paca, a annoncé que la présence humaine serait « renforcée » aux abords du lycée, avec la mobilisation de la Garde régionale.
Interrogé par ici Provence, le lendemain, le candidat RN Franck Allisio a maintenu la formulation d’un « coup de feu » avant d’être repris par le journaliste de la radio régionale. « Coup de mortier… Mais pas sur un lycée : pour tout le monde, cela équivaut à un coup de feu », a poursuivi le candidat.