La gestion de Louis Bielle-Biarrey devient un enjeu majeur pour l’UBB et le XV de France. Éreinté après la finale du Top 14 l’année dernière, l’ailier devrait bénéficier de plus de repos cette année, à commencer par ce week-end.

C’était le 28 juin dernier. Louis Bielle-Biarrey, trop dans le dur physiquement, est loin de son meilleur niveau en finale de Top 14. Après avoir dû déclarer forfait pour la demie, l’ailier est remplacé dès la mi-temps contre Toulouse. Le Bordelo-Béglais a terminé le dernier exercice sur les jantes : « Je l’ai terminé rincé mais heureux, avouait le principal concerné dans nos colonnes. Mon corps me l’a fait ressentir. J’avais pris une ou deux commotions, et en finale, j’avais des coups un peu partout. C’est la première fois de ma carrière que je me suis senti usé à ce point. » Soyons honnêtes, personne en France n’a envie de revoir la fusée girondine dans cet état. Alors il va falloir la gérer. Yannick Bru l’a bien compris. Le manager de l’UBB est passé des actes aux paroles. Cette semaine, Bielle-Biarrey est le seul international à profiter d’une semaine de vacances.

L’UBB a eu besoin de lui

Parti au Brésil, l’homme qui a écrit l’histoire face à l’Angleterre va pouvoir se régénérer – physiquement et psychologiquement – avant de se plonger dans la dernière ligne droite de cette saison en club. Au niveau des chiffres, « LBB » est-il un peu plus préservé lors de cet exercice ? Pour l’instant, ça ne se voit pas. En 2025, à l’issue du Tournoi, l’ancien de Grenoble avait disputé 22 matchs (21 titularisations), ce qui correspondait à 1 663 minutes passées sur le rectangle vert. Actuellement, on en dénombre 1 556 pour le bonhomme casqué. C’est un peu mieux, mais nous sommes encore loin d’une révolution. Il faut aussi rappeler que le staff de l’UBB a été contraint d’utiliser son joyau plus que souhaité en début d’exercice. Avec un nombre incalculable de blessés, les Girondins ont dû compter plus que de raison sur Bielle-Biarrey. Au niveau de la gestion du joueur, le plus dur semble commencer pour Yannick Bru et sa bande. L’objectif étant de pouvoir compter sur une Formule 1 à 100 % jusqu’au bout. Tout amoureux de la balle ovale le souhaite.