Il y a dans le travail du photographe et cinéaste Pascal Greco quelque chose de toujours immédiatement hypnotique. Qu’il s’intéresse à un imposant complexe de logements sociaux construits dans les Nouveaux Territoires hongkongais au milieu des années 1970 (Kwai Shing West Estate, 2024), aux enseignes lumineuses qui illuminent les nuits de l’ancienne colonie britannique comme dans un film de Wong Kar-wai (Hong Kong Neon, 2021) ou à des paysages de jeux vidéo (Photographie, jeu video, paysage, 2025), il offre à voir des images d’une beauté mystérieuse, comme si derrière ce qu’elles montrent il y avait autre chose à aller chercher.

Amateur d’architecture brutaliste, le Genevois a beaucoup travaillé dans les capitales asiatiques (Seoul, Shanghai, Tokyo, 2010), où il a toujours cherché à capter en lumière naturelle une urbanité entre deux mondes, où de vieilles ruelles figées dans le temps débouchent sur des immeubles aux formes futuristes. Ce printemps, voici qu’il dévoile Tokyo Flash, un petit ouvrage né non pas d’un long et patient travail de recherches, mais d’une démarche instinctive, d’un esprit punk. Verni en exclusivité fin janvier au Musée suisse de l’appareil photographique de Vevey, qui l’a coédité dans le cadre de l’exposition temporaire Flash! Petite histoire de la photographie allumée, il sort officiellement cette fin de semaine à l’occasion du Salon du livre de Genève.