Une femme, son frère et leurs parents ont été interpellés et placés en garde à vue. La principale mise en cause doit être jugée en comparution immédiate.

Publié le 20/03/2026 09:39

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Le logo de la gendarmerie sur un véhicule des militaires. (Image d'illustration) (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le logo de la gendarmerie sur un véhicule des militaires. (Image d’illustration) (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Un réseau familial de trafic de cannabis a été démantelé par les gendarmes de la section de recherches de Bourges (Cher), annonce la Gendarmerie nationale dans un communiqué que l’Agence Radio France a pu consulter vendredi 20 mars. Quatre membres d’une même famille, une femme, son frère et leurs parents, ont été interpellés lundi 16 mars puis placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé la distribution de produits stupéfiants, principalement de la résine de cannabis, depuis l’Indre et le Cher.

L’enquête a démarré après un renseignement reçu par la section de recherches de Bourges en juin 2025, indiquant l’existence d’un trafic de stupéfiants organisé depuis la région Centre-Val de Loire. Ce renseignement faisait état d’une femme organisant « l’approvisionnement et la distribution de produits stupéfiants, en particulier de la résine de cannabis ‘de haute qualité' », indique le communiqué.

Une enquête préliminaire est donc ordonnée par le procureur de la République de Châteauroux. Les premières investigations des gendarmes montrent que cette femme achetait la drogue en Espagne, à l’occasion de voyages à Barcelone. Une fois qu’elle était rentrée en France, « elle recevait la marchandise par fret postal et reconditionnait puis commercialisait ses produits via différents comptes sur les réseaux sociaux », indique la Gendarmerie nationale. Parmi ces comptes, l’un s’appelait « family farmz paris ».

Une fois la commande passée, le cannabis était réexpédié vers la France et l’étranger, notamment en Norvège et en Italie, puis récupéré par les acheteurs dans des casiers, des armoires de type « locker ». D’après les enquêteurs, au moins 149 kilos de résine de cannabis ont ainsi été importés. Les investigations bancaires ont montré que la mise en cause menait « un train de vie important, voyage luxueux, achats de vêtements de marque, accessoires de mode ou encore de bijoux », qui ne correspondait pas à ses revenus déclarés.

Le frère de la mise en cause et les parents de ces derniers ont joué un rôle dans ce trafic, notamment en ce qui concerne le transport et le stockage du produit, indiquent les gendarmes. Tous les quatre ont été interpellés lundi, puis placés en garde à vue. Lors des différentes perquisitions, les enquêteurs ont découvert « pratiquement 10 kilos de résine et de fleurs de cannabis, du numéraire, du matériel de production de produits en intérieur et de conditionnement de produits stupéfiants ». À l’issue de leur garde à vue jeudi, la principale mise en cause a été déférée pour être jugée devant le tribunal correctionnel de Châteauroux dans le cadre d’une comparution immédiate, conclut le communiqué.