Le syndicat étudiant l’Union pirate a posté sur son compte Instagram le 13 mars 2026 un post de dix pages expliquant que tous les élus du personnel membres du conseil académique de l’université avaient voté contre sa motion au sujet de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. S’ensuit la liste nominative avec photos de tous les élus au conseil académique qui ont voté contre leur motion.

La réaction des élus du personnel n’a pas tardé. Stop aux méthodes d’intimidation de l’Union pirate, a posté sur son compte Facebook la section éducation recherche du syndicat CFDT. Un tel procédé porte atteinte […] à la liberté du débat démocratique au sein de nos instances universitaires. […] Ce post n’a d’autre objet que de jeter à la vindicte populaire une liste de noms de collègues.

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Le vote contre la motion n’était pas une question de fond car nous sommes évidemment contre les violences sexistes et sexuelles, indique une responsable syndicale. Les élus ont demandé à plusieurs reprises aux élus de l’Union pirate de reformuler leur motion et ils n’ont pas apprécié.

 Vive émotion 

Alors qu’ils avaient modifié leur motion une seconde fois, « le vote unanime contre celle-ci a été un choc, indiquent les représentants de l’Union pirate. Il révèle la dynamique mise à jour dans le texte : une institution corporatiste qui prétend combattre les violences et discriminations sans accepter un regard critique du fonctionnement de l’université. […] Nous avons fait le choix d’informer plutôt que de nous taire.

La présidence de l’université a accompagné les personnels dans leur demande de protection fonctionnelle et demandé au syndicat l’Union pirate de retirer son post. Les élus du personnel ont fait valoir un droit de retrait pour le conseil académique et de la commission formation et vie universitaire, prévus ce vendredi 20 mars.

Après avoir reçu les représentants du personnel lui ayant fait part de leur vive émotion et face au refus de l’Union pirate de retirer sa publication, la présidence de l’université a décidé d’en faire le signalement au procureur de la République.