Publié le 20 mars 2026 à 20h45
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Dans un couloir d’une école primaire à Paris, le 17 janvier 2024. MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS VIA AFP
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Trois hommes, dont deux animateurs, ont été interpellés pour des faits d’agressions sexuelles commis sur douze enfants, âgés de 3 à 9 ans, dans trois écoles parisiennes, a appris ce vendredi 20 mars l’AFP de source proche du dossier. Ces hommes ont été interpellés et présentés à la justice lors des deux dernières semaines, a-t-on précisé de même source.
Les faits concernent une école du 15e arrondissement de Paris, Vigée Lebrun, avec neuf victimes de 6 à 9 ans agressées par un animateur, une école maternelle du 20e arrondissement, Grands Champs, avec deux enfants de 3 ans et 4 ans agressés par le mari d’une institutrice, et une école du 10e arrondissement où une petite fille de 5 ans a été agressée par un animateur.
Dans ce même établissement du 10e arrondissement, l’école Aqueduc, un professeur a également été interpellé et placé en garde à vue pour des agressions sexuelles sur 6 enfants de 3 ans et 4 ans mais n’a pas été déféré, a indiqué la source.
Ces trois enquêtes ont été confiées à la section intrafamiliale de Brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris.
Les familles dénoncent un « mur du silence »
Le secteur du périscolaire est éclaboussé depuis plusieurs mois par une série de signalements de violences et d’agressions sexuelles, notamment à Paris, qui ont mis en lumière des failles dans le recrutement et dans la gestion des alertes.
La bataille municipale parisienne est rattrapée par ce scandale, la droite accusant la majorité sortante d’inaction. Après l’annonce d’un plan de lutte contre les violences sexuelles à la mi-novembre, la Ville assure que les suspensions d’agents mis en cause sont désormais « immédiates ». Mais ces actions sont jugées insuffisantes par de nombreuses familles qui se disent démunies, certaines dénonçant un « mur du silence » tant des autorités politiques que judiciaires.
Reçu lundi, le collectif SOS Périscolaire, qui recueille des témoignages de violences sexuelles et maltraitance subies par les enfants dans le périscolaire, s’est dit satisfait de son rendez-vous à l’Elysée. Le mouvement #MeTooEcole, lui, appelle à un rassemblement devant l’Hôtel de Ville ce samedi, pour exiger des engagements concrets de la part des candidats à la mairie de Paris.