L’annonce publiée par The Pokémon Company va à coup sûr rencontrer un certain succès. Elle recrute des profils de scientifiques bilingues dont des spécialistes de la biologie animale et végétale pour créer de nouvelles bestioles étranges et attachantes.

Animés, films, mangas, jeux vidéo, jeux de cartes, parcs d’attractions et autres produits dérivés… Les créatures évolutives de l’univers Pokémon cartonnent depuis trente ans maintenant. Plus de mille espèces de base alimentent aujourd’hui ce bestiaire aux noms farfelus.

The Pokémon Company, qui gère cette poule aux œufs d’or, multiplie les sorties et aventures parallèles sur les différents supports. Mais pour nourrir cet imaginaire luxuriant, quoi de mieux que de chercher l’inspiration dans la nature elle-même ? Comme le rapporte le site spécialisé IGN, la firme a lancé le recrutement de scientifiques et publié une annonce sur le site japonais HRMOS.

La transformation en Magnéti est la dernière transformation à débloquer dans Pokémon Pokopia. (Photo : Pokémon Company)

L’annonce s’adresse à des candidats « titulaires d’un doctorat en sciences, en ingénierie ou en agriculture », ayant une « expérience en recherche liée à l’écologie des plantes et des animaux ». Une maîtrise de l’anglais et des connaissances en japonais équivalentes au niveau 1 sur les cinq que comporte le Japanese-Language Proficiency Test (Test de compétence linguistique en japonais) sont exigées. À la clé, un revenu annuel affiché de 6 millions à 10 millions de yens (33 000 à 55 000 €) pour travailler à Tokyo. Une prime d’un million de yens est prévue à l’embauche et la même somme chaque année en mars.

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Ce que ces scientifiques feront exactement au sein de la compagnie n’est pas détaillé. Mais aucune aptitude en programmation ou en informatique n’est requise. « Nous examinerons votre candidature pour un poste au sein de nos différentes unités commerciales », résume laconiquement l’annonce.

Alimenter ses Pokédex

On peut émettre quelques hypothèses réalistes sachant que le recrutement est concomitant avec la sortie de Pokémon Pokopia, jeu de construction et de gestion sorti le 5 mars 2026 sur Switch. Dans cet opus, l’environnement est touché par une grande sécheresse et le joueur doit le restaurer. Les scientifiques pourraient donc apporter leur expertise pour des jeux où l’utilisation de ressources est essentielle.

La recherche de cette compétence en biologie est particulièrement intéressante pour la firme dans l’objectif d’alimenter ses Pokédex, ces fameux ouvrages recensant les caractéristiques et évolutions possibles de toutes les créatures de l’univers Pokémon. Souvent, celles-ci prennent comme base un animal existant pour lui octroyer des facultés et une personnalité particulière. Et même imaginer des interactions potentielles entre espèces.

Les connaissances en éthologie (science du comportement des animaux) par exemple pourraient donner du grain à moudre aux créateurs pour les appliquer à certains personnages et enrichir leur environnement. Rester cohérent à défaut d’être crédible. Et le résultat de ces contributions va peut-être se concrétiser rapidement. La dixième génération de jeux Pokémon est en effet prévue pour 2027.