« L’autre jour, j’ai appelé un père pour lui donner rendez-vous pour son enfant. Il a pleuré… cela faisait tellement longtemps qu’il attendait ! Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et tous les jours, les secrétaires ont des familles désespérées au bout du fil », raconte la Dre Clémence Convert, jeune pédopsychiatre au CMP (centre médico-psychologique) de Vénissieux où le temps d’attente pour une prise en charge peut atteindre 2 à 3 ans.
« Les parents sont démunis. Ils tapent à toutes les portes, n’ont de réponse nulle part. Ils sont très inquiets pour leurs enfants », confirme Mireille Brazier, secrétaire médicale au CMP de Saint-Priest.
Alors que la demande de soins psychiques pour enfants et adolescents s’accroît, l’offre de soins en pédopsychiatrie diminue. Les hôpitaux publics ou assurant une mission de service public peinent à répondre aux besoins.
Des démissions en chaîne
Dans le Rhône, le territoire du centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu (CHS SJDD) – qui comprend…