La satisfaction légitime et le soulagement dominaient mercredi soir à l’issue du match 4 face à Bordeaux. Côté supporters, on se contentait du fait que les Marseillais avaient potentiellement fini la saison à domicile sur une bonne note. Du côté des joueurs et du staff, cette victoire, qui casse la dynamique des Boxers, était vue comme le début d’une potentielle série positive. « On savait que sur ce match c’était marche ou crève et on n’avait pas envie de crever donc on a décidé d’aller ensemble au combat, résumait l’attaquant Paul Joubert. On a gagné la guerre, et la même nous attend à Bordeaux. »

Toujours des absents

« Avec ce que j’avais vu, sur le match 3 à Marseille et même les matches à Bordeaux, je savais qu’à un moment donné ça allait payer, ajoutait l’entraîneur, Luc Tardif. Il fallait qu’on continue et qu’on arrive à répéter les efforts et ce soir (lire mercredi) ça a été un match évidemment très dur, mais ça sera le cas à chaque fois. »

Partis ce vendredi en fin de matinée après l’entraînement, les Spartiates n’ont, une fois n’est pas coutume, pas voyagé de nuit pour passer la soirée en Gironde, à l’hôtel, pour arriver le plus frais possible pour cette rencontre décisive.

Le groupe qui sera aligné ce samedi soir sera le même que lors des précédents matches, même si certains blessés sont en phase de reprise. « Je ne pense pas qu’il y aura de retour, estimait Luc Tardif dans les couloirs du Pomge. Même si ce sont les play-offs et des matches importants, on ne mettra pas la santé des joueurs en péril. »

Bien qu’ils n’évolueront pas au complet, les Marseillais veulent y croire. « Cette victoire nous a donné de l’espoir, de l’énergie, on le voit dans le vestiaire, poursuit l’entraîneur marseillais. Ils sont à la maison pour ce match 5, ils ont un avantage, mais maintenant on n’a plus rien à perdre. »

« On sait que ça va être un match compliqué encore, une belle bataille, abonde Paul Joubert. Tout le monde est prêt pour ça. On essaie de pousser au maximum pour retrouver aussi les blessés et leur faire le plaisir de remonter sur la glace avec ce beau maillot. »

Pour espérer ramener de Bordeaux un résultat positif, les Marseillais devront toutefois se montrer plus efficaces sur les supériorités numériques et compter dans la cage sur un Libor Kasik aussi bon que depuis le début des play-offs. « Le but des powerplays, ce n’est pas de marquer à chaque fois mais d’aller chercher de l’énergie pour l’équipe, explique Luc Tardif. Le problème c’est qu’on s’est parfois mis en difficulté sur cette phase. Il faut que l’on corrige ça, c’est une évidence. Pour Libor, on savait qu’il était très performant en play-offs et c’est pour ça qu’on est allé le chercher. C’est quelqu’un qui a besoin de cette adrénaline et qui arrive à se transcender. Pour le moment, il répond présent. Mais le chemin peut être encore long. »

« Il a une mentalité de guerrier, ajoute l’attaquant marseillais. C’est quelqu’un qui colle parfaitement au club et j’espère pour lui qu’il va continuer comme ça. Depuis le début de la série, il est incroyable. »

Ligue Magnus, play-offs. Quart de finale, match 5.
Bordeaux – Marseille, samedi 21 mars à 20h15 à la patinoire Mériadeck.
Série en cours : 3-1 pour Bordeaux.