Dans le podcast « The Rugby Pod », l’ancien ouvreur gallois Dan Biggar est revenu sur la performance de Thomas Ramos, qui a offert la victoire dans le Tournoi des 6 Nations aux Français au bout d’un « crunch » irrespirable.
Thomas Ramos est un habitué des coups de pied sous tension. Rappelez-vous, il y a deux ans, en 2024, quand l’arrière des Bleus avait crucifié les Anglais à une minute de la fin d’une pénalité de 50 mètres dont il a le secret (33-31). Cela n’avait pas suffi aux Bleus pour remporter le Tournoi, mais disait déjà tout du sang-froid qui habite ce joueur.
Le Toulousain a décidé de récidiver lors de l’édition 2026, mais, cette fois-ci, c’est le gain du Tournoi qui était en jeu au bout de son pied. Évidemment, le meilleur réalisateur du XV de France n’a pas failli, et la France a remporté le « crunch » (48-46) et un deuxième Tournoi d’affilée, une première depuis 2007.
« Il n’y a aucun autre joueur dans le monde qui aurait voulu taper cette pénalité »
Expert dans le domaine, l’ancien ouvreur gallois Dan Biggar (112 sélections, 633 points) est revenu sur cette performance incroyable dans le podcast « The Rugby Pod ». Selon l’ex-membre des Lions britanniques et irlandais, « il n’y a aucun autre joueur dans le monde qui aurait voulu taper cette pénalité », avant de se reprendre et de préciser que le Sud-Africain Handre Pollard était peut-être l’autre buteur qui aurait voulu la tenter.
Après 80 minutes d’une bataille féroce, avec toute la pression qu’un titre engendre, il faut un sang-froid à toute épreuve pour réussir ces coups de pied. Présent au Stade de France ce jour-là, Dan Biggar reconnaît que l’ambiance était très tendue. « On pouvait ressentir toute la tension, tout le stress des supporters dans les tribunes », se remémore le Gallois. Ce n’est pas un problème pour Thomas Ramos. « Quand la pénalité est passée, toute la foule s’est relâchée et les célébrations ont été exceptionnelles. »
Un habitué des pénalités sous tension
Une pénalité dans les ultimes secondes qui offre le titre à son équipe, la légende des Ospreys n’a pas souvenir d’avoir déjà vu ça. « Je ne me souviens pas d’un Tournoi qui s’est remporté sur la dernière pénalité de la dernière action du dernier match », confie l’ancien joueur passé par le RCT entre 2022 et 2025.
Même si l’enjeu n’était pas le même, Dan Biggar se rappelle probablement de la pénalité de Ramos qui avait éliminé le RCT en quart de finale de Coupe d’Europe la saison dernière (18-21). C’était déjà après la sirène. C’est dans ces moments-là qu’on reconnaît les grands buteurs…