« Five, six, seven ! » Au rythme des comptes scandés, les athlètes en combinaisons bleu et noir pailletées enchaînent roulades, portés et chorégraphies. Samedi matin, au gymnase de Fuveau, les South Nations ont offert un spectacle dynamique lors de leur showcase de présentation des équipes.
Anciennement rattaché aux Blue Stars (foot US), le groupe a pris son indépendance il y a deux ans. « On n’avait plus du tous les mêmes ambitions », explique Inès Lecanu, créatrice du club.
Le projet a vite dépassé les attentes. « J’avais budgétisé pour 15, on s’est retrouvé à 70 ». De quoi former plusieurs équipes et enchaîner les compétitions à Lyon, Saint-Étienne, Barcelone ou en Suisse. L’an dernier, les masters (plus de 30 ans) se sont qualifiés pour les championnats du monde à Cancún. Cette saison, les jeunes ont obtenu un billet pour les championnats d’Europe à Lisbonne et les Mondiaux à Orlando.
Parents et licenciés participent activement à la vie du club pour financer les déplacements, notamment via la buvette ou les goodies. Frédéric Lopez a découvert le cheerleading grâce à sa fille. « Elle voulait faire de la danse et de la gym et le cheer allie les deux. » Depuis, il pratique lui aussi. « À mon âge, j’ai retrouvé la dynamique du corps et l’envie. »
De 7 à 69 ans, chacun est encouragé de la même façon : pas d’élite, chacun peut participer aux compétitions peu importe son niveau. Le club accueille aussi plusieurs personnes en situation de handicap. « On s’adapte à eux. Tout le monde est hyper bienveillant. »
Cette énergie collective, en deux ans à peine, a déjà propulsé le club sur les scènes européennes et mondiales.