Les tensions dans le détroit d’Ormuz s’intensifient après de nouvelles attaques iraniennes contre des navires civils. Une vingtaine de pays, dont la France, appellent maintenant à une action coordonnée pour sécuriser cette route maritime.
Plusieurs pays occidentaux, dont la France, et alliés du Golfe condamnent « dans les termes les plus forts » les récentes attaques iraniennes contre des navires commerciaux et des infrastructures civiles dans le détroit d’Ormuz. Ils appellent Téhéran à cesser immédiatement ses menaces et demandent une action internationale coordonnée pour garantir la liberté de navigation dans cette voie maritime stratégique.
L’Australie, Bahreïn, le Canada, la République de Corée, la Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovénie, la Suède, la Tchéquie et les Émirats arabes unis ont signé cette déclaration conjointe.
Donald Trump obtient-il encore tout ce qu’il veut ?
Un revirement soudain de la part des pays de l’OTAN et des alliés des Etats-Unis, qui annonçaient encore la veille ne pas avoir l’intention de s’impliquer dans le conflit et encore moins dans la protection des navires dans le détroit d’Ormuz dans l’immédiat, une opération jugée bien périlleuse à ce stade de la guerre.
Le monde cède-t-il encore aux caprices de Donald Trump ? Le président américain disait n’avoir besoin de l’aide de personne dans ce conflit avant d’appeler au soutien de nombreux pays, dont la France, pour sécuriser le détroit. Face à un refus mondial, Donald Trump avait insulté de « lâches » ceux qui refusaient de se rallier à lui, vendredi 20 mars 2026.
On ignore cependant de quelle façon les pays entendent mener une « action coordonnée » pour libérer le passage dans le détroit d’Ormuz, dans lequel environ 3 200 navires sont bloqués depuis l’attaque des Etats-Unis et d’Israël le 28 février.
Les Etats-Unis lèvent pour une durée de 30 jours les sanctions portant sur l’achat de pétrole iranien bloqué en mer afin d’atténuer les pressions l’approvisionnement énergétique, dit le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent. C’est la troisième fois en l’espace d’environ deux semaines que les Etats-Unis accordaient une dérogation temporaire aux sanctions pesant sur les produits pétroliers.