Les conseils municipaux d’installation ont en commun avec ceux de fin de mandature qu’ils sont généralement bien plus garnis en public qu’en temps normal. Il a même fallu rajouter des chaises, vendredi 20 mars 2026, à la halle Pagnol de Bruz, pour permettre d’asseoir les dizaines d’habitants venus assister à l’élection du nouveau maire.
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Sans surprise, c’est Jean-René Houssin qui a été élu par 26 voix « pour » et sept blancs. Le candidat de la droite et du centre avait assez largement remporté le scrutin, dimanche dernier, avec 56,39 % des suffrages.
Ce n’est pas un mandat de facilité qui nous attend, avec des attentes et des contraintes fortes. Mais nous avons collectivement l’énergie et l’expérience pour y répondre. Il faudra préserver ce qui fait l’identité de Bruz tout en préparant l’avenir, a prévenu le maire, à sa nouvelle équipe.
Sylvie Briend, première adjointe
Ce bref conseil d’installation a également servi à élire les neuf adjoints de la nouvelle majorité. Sylvie Briend sera la première adjointe. Membre des Républicains, elle était déjà la première adjointe d’Auguste Louapre entre 2014 et 2020. Après la défaite de ce dernier, en 2020, elle avait siégé deux ans dans l’opposition avant de démissionner. Elle n’est pas la seule, parmi les nouveaux adjoints, à avoir déjà été élue dans la majorité ou l’opposition, voire les deux.
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Les huit autres adjoints sont, dans l’ordre : Jean-Patrick Desguérets (2e adjoint, aménagement de la ville et urbanisme), Émilie Vitter (3e adjointe, vie culturelle), André Le Tulzo (4e adjoint, finances), Sylvie Lerussard (5e adjointe, solidarité et affaires sociales), Gilles Daniel (6e adjoint, vie économique), Laure-Anne Daron (7e adjointe, vie associative et sportive), Philippe Pagès (8e adjoint, prévention et sécurité), et Françoise Lotton (9e adjointe, éducation, enfance, jeunesse).
Sept élus dans l’opposition
Dans la nouvelle assemblée, l’opposition occupera sept sièges. S’ils ont changé d’emplacement dans la salle, les visages sont connus. Six étaient dans la majorité sortante. Philippe Salmon, l’ancien maire, a fait le choix d’y siéger. Tout comme Marie-Pierre Durand et Jean-Baptiste Chevé, le binôme de tête de liste battu. On retrouve aussi : Marion Chevalier, Gaëlle Pierre, Bruno Delaunay ou encore Marion Diaz.
Marie-Pierre Durand a pris la parole pour assurer que l’ancienne majorité était prête à assurer une transmission fluide et constructive des dossiers en cours ». Mais la tête de liste battue a prévenu : Nous resterons attentifs à la culture, qui ne doit pas être une variable d’ajustement ; aux valeurs de solidarité et à l’attention portée aux plus fragiles. Nous soutiendrons l’éducation et nous resterons attentifs aux actions pour s’adapter au changement climatique. Nous resterons aussi vigilants à ce que les agents puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions.
Transparence
La lecture, obligatoire, de la charte de l’élu local a été l’occasion d’une première double demande de l’opposition, par la voix de Jean-Baptiste Chevé. Dans une démarche de transparence et d’exemplarité, ils ont demandé au nouveau maire de soumettre une déclaration de patrimoine et une déclaration d’intérêt auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Une démarche obligatoire pour les communes de plus de 20 000 habitants, ce que sera bientôt Bruz.
Ils lui ont aussi demandé d’instituer une commission de déontologie, indépendante, capable d’analyser les déclarations d’intérêts de l’ensemble des élus. Une manière de se prémunir contre d’éventuels conflits d’intérêts. Jean-René Houssin leur a répondu : Il n’y a pas de difficulté pour la première demande. Concernant la seconde, il a demandé plus de temps pour la réflexion.