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Rédaction La Presse de la Manche

Publié le

20 mars 2026 à 18h46

Certaines zones de France sont plus touchées que d’autres par les maladies rares et jusqu’ici incurables du motoneurone, la maladie de Charcot en tête, observe une étude publiée mardi 24 mars 2026 par Santé publique France (SpF).

Environ 2 250 cas et 1 840 décès ont été recensés en moyenne chaque année entre 2010 et 2021.

Cette étude montre « des disparités géographiques », avec des zones de surincidence et de surmortalité par rapport à la moyenne nationale.

Une fois pris en compte l’âge et le sexe, il ressort une relative stabilité de l’incidence et de la mortalité. Les maladies du motoneurone touchent davantage les hommes que les femmes et principalement les seniors, avec un pic entre 70 et 79 ans.

L’incidence s’est située entre 3 et 3,5 cas pour 100 000 habitants par an, comparable aux données européennes, et la mortalité entre 2,7 et 3 pour 100 000.

La Bretagne, les Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie présentent ainsi une incidence significativement supérieure. Le taux d’incidence varie de 1,06 en Guyane à 3,77 en Bretagne pour 100 000 habitants.

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Au niveau départemental, la Manche apparaît particulièrement touchée : entre 2010 et 2021, 285 personnes ont été atteintes de la maladie de Charcot, soit 4,77 cas pour 100 000 habitants. Sur la même période, 245 décès ont été recensés, correspondant à un taux de 4,1 pour 100 000 habitants.

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Des niveaux comparables sont observés dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan. Dans les Côtes-d’Armor, l’incidence atteint 4,83 cas pour 100 000 habitants, avec 296 décès (4,12 pour 100 000 habitants). Le Morbihan présente, lui, un taux de 4,73 cas pour 100 000 habitants et 392 décès, soit 4,37 pour 100 000 habitants.

Dans les autres départements normands

Le Calvados enregistre 309 cas sur la période étudiée, soit 3,72 pour 100 000 habitants, pour 291 décès (3,5 pour 100 000 habitants).

Dans l’Orne, 141 personnes ont été touchées, ce qui représente 4,13 cas pour 100 000 habitants, tandis que 129 décès ont été recensés (3,78 pour 100 000 habitants).

En Seine-Maritime, 522 cas ont été comptabilisés entre 2010 et 2021, soit 3,47 pour 100 000 habitants, avec 421 décès (2,8 pour 100 000 habitants).

Enfin, l’Eure totalise 208 cas sur la période, correspondant à 2,9 pour 100 000 habitants, et 167 décès, soit 2,33 pour 100 000 habitants.

Pourquoi ?

Difficile d’expliquer ces différences, selon SpF, alors que les déterminants de ces maladies restent mal connus.

L’hypothèse la plus vraisemblable et la plus mise en avant, c’est une interaction gènes-environnement.

Michel Vernay, épidémiologiste

Outre la génétique, les scientifiques évoquent la possible influence d’expositions environnementales ou professionnelles (pesticides, métaux lourds, pollution atmosphérique, tabagisme…).

Que provoque la maladie de Charcot ?

Ces pathologies neurodégénératives – dont la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot représente 90 % des cas – provoquent une paralysie progressive du corps, et un décès généralement deux à cinq ans après le diagnostic. Les traitements sont quasiment inexistants malgré des décennies de recherche.

Ces maladies touchent plus les hommes que les femmes et davantage les seniors – maximum de cas entre 70 et 79 ans.

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