Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, dénonce « ceux qui prospèrent sur la division et la polarisation », à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Publié le 21/03/2026 17:59

Mis à jour le 21/03/2026 18:14

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Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, le 10 décembre 2025 à Genève (Suisse). (BEYZA BINNUR DONMEZ / ANADOLU / AFP)

Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, le 10 décembre 2025 à Genève (Suisse). (BEYZA BINNUR DONMEZ / ANADOLU / AFP)

Les progrès dans la lutte contre le racisme atteignent un point critique où ils risquent d’être anéantis, a averti samedi 21 mars le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, déplorant la propagation des discours haineux. Les instigateurs de haine ont réussi à semer la méfiance au sein des sociétés, a déclaré Volker Türk à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

De l’adoption de cadres internationaux de lutte contre le racisme aux lois nationales antidiscrimination, en passant par la reconnaissance des injustices historiques, « nous avons progressé sur le long chemin d’une société plus juste », a affirmé Volker Türk dans un communiqué. « Mais nous approchons d’un point de non-retour, un moment où ces progrès sont remis en question, retardés, voire remis en cause. Ce point de non-retour a été instauré par ceux qui prospèrent sur la division et la polarisation. Il est renforcé par des structures discriminatoires et entretenu par la logique corrosive de la déshumanisation », a fait valoir le responsable onusien.

« Si nous ne ségréguons plus les gens dans les bus, trop souvent, nous le faisons encore dans nos pensées et nos modes de vie », a-t-il déploré, soulignant que la discrimination raciale demeure la forme de discrimination la plus courante, « causant de réelles souffrances à des millions de personnes ». « Les discours de haine se propagent sans entrave, y compris contre les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile », a-t-il poursuivi. « Ceux qui propagent la haine sont manifestement parvenus à semer la méfiance et le chaos dans nos sociétés. »