La journée a aussi été marquée par une frappe israélo-américaine sur le site nucléaire de Natanz en Iran, qui avait déjà été touché début mars et lors de la guerre de 12 jours, en juin dernier.
Publié le 21/03/2026 20:56
Mis à jour le 21/03/2026 23:01
Temps de lecture : 6min

Un immeuble de la ville israélienne de Dimona frappé par un missile iranien, le 21 mars 2026. (JORGE NOVOMINSKY / AFPTV)
La guerre au Moyen-Orient est entrée dans sa quatrième semaine. La journée du samedi 21 mars a notamment été marquée par une frappe israélo-américaine sur le site nucléaire de Natanz en Iran, déjà touché début mars et en juin dernier lors de la guerre des 12 jours. L’Iran a riposté en visant la ville israélienne de Dimona, qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire, ainsi que la ville d’Arad toute proche. Une vingtaine de pays, dont la France, se sont par ailleurs dits « prêts à contribuer aux efforts » pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
Trente-neuf blessés après un tir de missile iranien ayant touché la ville israélienne de Dimona, où se trouve un centre de recherche nucléaire
Trente-neuf personnes ont été blessées par un tir de missile iranien sur une ville du sud d’Israël abritant un centre de recherche nucléaire, selon les services de secours israéliens. Selon la télévision d’Etat iranienne, ce tir constitue une « réponse » à la frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz. Contactée après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images en ligne montrant une boule de feu s’écraser au sol, l’armée israélienne a confirmé à l’AFP « un impact direct de missile » iranien sur un bâtiment de la ville de Dimona.
Plus tard dans la soirée, c’est la ville d’Arad qui a été touchée par un missile iranien. Dans la soirée, les secours évoquaient le chiffre de 59 blessés, dont une petite fille de 5 ans dans un état grave. Le président du Parlement irakien Mohammad-Bagher Ghalibaf se félicite sur le réseau X que « le ciel israélien [soit] sans défense ». « Si le régime israélien ne parvient pas à intercepter les missiles dans la zone hautement sécurisée de Dimona, cela marquera, sur le plan opérationnel, le début d’une nouvelle phase du conflit. »
L’Iran accuse Israël et les Etats-Unis d’avoir de nouveau frappé le site nucléaire de Natanz
L’Iran a accusé les Etats-Unis et Israël d’avoir frappé le site nucléaire de Natanz. « A la suite des attaques criminelles perpétrées par les Etats-Unis et le régime sioniste usurpateur [Israël] contre notre pays, le complexe d’enrichissement de Natanz a été ciblé ce [samedi] matin », a déclaré l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, précisant qu' »aucune fuite de matières radioactives n’avait été signalée » dans la zone.
Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, « informé par l’Iran » de cette frappe a appelé « à la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire ». L’armée israélienne a pour sa part dit « ne pas être au courant d’une frappe » sur Natanz, alors que la volonté d’éliminer la menace nucléaire iranienne est un objectif assumé par le président américain, Donald Trump, depuis le début de l’offensive.
Une vingtaine de pays, dont la France, « prêts à contribuer aux efforts » pour la réouverture du détroit d’Ormuz
Une vingtaine de pays se sont dits « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz, bloqué de facto par l’Iran depuis le début de la guerre, dans un communiqué. Les signataires sont les Emirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie, la Lituanie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et Bahreïn. Ces pays ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et de gaz, demandant un « moratoire immédiat et global sur les attaques d’infrastructures civiles ».
L’armée américaine dit avoir « réduit » la menace iranienne au détroit d’Ormuz
L’armée américaine a déclaré avoir « réduit » la capacité de l’Iran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière. « Nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires », a déclaré l’amiral Brad Cooper, à la tête de commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.
Le G7 demande à l’Iran « la fin immédiate et sans conditions » de ses attaques « injustifiables ».
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont demandé à l’Iran « la fin immédiate et sans condition » de ses attaques « injustifiables » contre les pays du Moyen-Orient. Le G7 a par ailleurs exprimé son « soutien » à ses partenaires « du Moyen-Orient face aux attaques injustifiables de la République islamique d’Iran et de ses supplétifs », selon le communiqué. Concernant la circulation dans le détroit d’Ormuz, artère pétrolière mondiale où le passage des navires est de fait interrompu, le G7 souligne « l’importance de la préservation des routes maritimes et de la sécurité de la navigation, notamment dans le détroit d’Ormuz et dans toutes les voies navigables clés associées, ainsi que de la sécurité et de la sûreté des chaînes d’approvisionnement et de la stabilité des marchés de l’énergie ».