Longtemps perçus comme atypiques, parfois même stigmatisés, les
gauchers représentent aujourd’hui environ
10 % de la
population
mondiale. Si écrire de la main gauche semble
anodin, cette particularité s’accompagne en réalité de certaines
différences et d »un trait de caractère bien
précis, comme l’a révélé une étude.

Ils doivent faire face à un
environnement qui est principalement conçu pour
les droitiers. En effet, utiliser des objets comme des ciseaux, un
ouvre-boîte, ou certains instruments de musique peut se révéler
être une vraie galère. La liste est longue de ces aménagements
faits pour la majorité et qui demandent une
adaptation constante. Pourtant, cela n’empêche pas
les gauchers d’exceller, comme le prouvent de nombreuses
personnalités.

Ce trait de caractère est
plus présent chez les gauchers

Léonard de Vinci, Marie Curie, Barack
Obama ou encore Lionel Messi ne sont que
quelques exemples de ces gauchers mondialement célèbres.
D’ailleurs, il se pourrait bien que ce qui est souvent perçu comme
un désavantage soit au contraire « un atout dans les situations
de rivalité », comme l’a expliqué le site Slate. Nos
confrères ont relayé les conclusions d’une étude qui a tenté de démontrer
le lien entre la latéralité et la compétitivité.
Et les résultats ont de quoi
surprendre
.

Les chercheurs sont partis d’un principe repris dans plusieurs
théories évolutionnistes : « les droitiers seraient avantagés
dans les comportements coopératifs et les gauchers (en particulier
les hommes) dans les comportements
compétitifs
. » Pour tenter d’apporter une réponse
scientifique à ce postulat de base, ils ont mené une
expérience auprès de plus de 1 100 participants
qui ont répondu à un questionnaire en ligne.

<p>Être gaucher présente certains avantages.</p> © Shutterstock

Être
gaucher présente certains avantages.

Les gauchers ont moins peur de se mettre au défi

En analysant les résultats, il est possible de constater
qu' »une plus grande latéralité gauche est positivement corrélée
à une orientation compétitive axée sur le
développement personnel et négativement corrélée à une tendance à
éviter la compétition par anxiété. » Cela
signifie que les gauchers sont plus enclins à sortir de leur zone de confort et à tenter de relever
des défis.

Ils sont plus susceptibles de se fixer des
objectifs ambitieux. Ils craignent moins l’échec
et sont plus enclins à tenter de se dépasser. C’est finalement peu
surprenant car tout au long de leur vie les gauchers ont dû faire
face à des situations dans lesquelles ils ont dû s’adapter. Que ce
soit dans la vie de tous les jours, la scolarité ou l’environnement
professionnel, tout ou presque est pensé pour les droitiers. Et ils
ont appris à faire avec.

Rafael Nadal ©
Shutterstock

Rafael
Nadal a su tirer parti de sa « différence ».

Il n’y aurait pas de différence de
personnalité entre gauchers et droitiers

Dans certains domaines, ils ont réussi à tirer parti de leur
« différence ». C’est le cas du sport notamment.
Dans des disciplines comme le tennis ou la boxe, les gauchers sont
souvent des adversaires plus difficiles à
affronter car ils peuvent jouer sur l’effet de surprise. En effet,
les droitiers ont moins l’habitude de ces « mouvements
inversés. » Dans le cadre d’une rencontre ou d’un combat, cela
constitue un avantage non négligeable.