Avec la nouvelle hausse des prix, les pays européens font face à un vrai défi : limiter les répercussions de cette hausse soudaine sur leurs économies. Le prix du baril a de nouveau bondi pour atteindre 93,00 € le mardi 17 mars 2026, et les gouvernements doivent agir vite pour éviter que la situation n’alourdisse le quotidien des citoyens.
Ça se ressent à la pompe
Les consommateurs européens le sentent déjà : le prix moyen de l’essence est à 1,91 €/L et le gazole dépasse les 2,00 €/L. En France, le prix du gazole est à 2,07 €/L, tandis que le Sans-plomb 95 est à 1,91 €/L. Si ces niveaux se maintiennent, les automobilistes pourraient devoir absorber un surcoût annuel de 220 €.
Pour des personnes comme Christine, interrogée par France Info, qui utilise sa voiture tous les jours, faire le plein complet est devenu un luxe : « Je prends juste ce qu’il me faut pour ce dont j’ai besoin, parce que c’est trop cher. »
L’Allemagne a choisi une autre voie : le gouvernement a débloqué 19 millions de barils de ses réserves stratégiques et a limité les hausses de prix à la pompe à une fois par jour. Cette mesure a divisé l’opinion. Un automobiliste berlinois commente : « Ça me motive moins à prendre la route et à faire 3-4 heures de route. »
Des réponses très différentes selon les pays
Pour faire face à la montée des prix, chaque pays européen mise sur des solutions variées. En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni envisage d’introduire un « chèque énergie » pour aider les ménages. Matteo Salvini, au nom du gouvernement, a exprimé sa volonté que les Italiens paient moins que leurs voisins européens.
En Angleterre et en Croatie, la décision a été de plafonner les prix à la pompe, une mesure qui protège directement les consommateurs. Mais ces approches ne font pas l’unanimité : selon l’économiste Sylvain Bersinger, « L’État ne peut pas obliger les pompistes à vendre à perte », ce qui pourrait mener à des pénuries si certaines stations cessaient de vendre du carburant.
En France, une baisse provisoire des taxes sur les carburants demeure une option à l’étude, mais rien n’a encore été officialisé. Ce débat interne contraste fortement avec les pratiques des pays frontaliers et illustre la prudence nationale face à cette crise du carburant.