La France votait ce dimanche pour le second tour de ses élections municipales, cruciales dans plusieurs grandes villes et thermomètre très observé avant la présidentielle de 2027. A 17 heures, la participation nationale s’élevait à 48% contre 35% en 2020, élection perturbée par le Covid, 52% en 2014 et 54% en 2008. Selon les dernières projections des instituts de sondage à l’heure de publication de cet article, la mobilisation finale devrait tourner autour des 57%, contre 41% en 2020, 62% en 2014 et 65% en 2008. La déjà faible participation au premier tour (autour de 57%, plus qu’en 2020 mais moins qu’en 2014 et lors des éditions précédentes) montrait que les tentatives de nationalisation du scrutin n’avaient pas fonctionné. Certains analystes politiques avaient aussi voulu y voir un signe de «fatigue démocratique».

Ces élections ont montré une gauche parfois divisée avec un Parti socialiste en bonne position et plus ou moins droit dans ses bottes face à une France insoumise devenue infréquentable pour les plus modérés. Des mélenchonistes qui ont tout de même obtenu de nombreuses alliances lors de ce second tour, et qui pourraient même remporter de grandes villes. Entre la droite et l’extrême droite des questions similaires se sont posées alors que le paysage politique se recompose en vue des élections nationales de 2027.