Colomiers sait l’immense défi qui l’attend, notamment sur le secteur de la mêlée. Face à une référence en la matière, le paquet d’avants haut-garonnais, irrégulier dans l’exercice, a l’occasion de se rassurer.
Après la déception vécue face à Brive, avant la trêve (10-23), la touche a été pointée du doigt, tant elle était la source du succès corrézien et de la frustration columérine. Mais ce jeudi, en ouverture de la 24e journée, c’est sans doute la mêlée qui va être au centre de l’attention. Le secteur a été tantôt maîtrisé, tantôt décevant.
Seulement, c’est un grand défi qu’attendent les avants haut-garonnais. La preuve en chiffres* : Provence Rugby obtient 80 % de ses introductions (top 6), 30 % des ballons adverses (2e) et, surtout, des pénalités en pagaille : quarante sur les mêlées offensives (1re), vingt-trois sur les défensives (2e). » Collectivement, ils ont un processus très clair et un protocole précis, observe Juan Pablo Orlandi, entraîneur de la mêlée de la Colombe. Individuellement, ils ont des joueurs de grande qualité, très costauds. Surtout au milieu de la mêlée, au poste de talonneur. Et leurs deuxième ligne sont aussi très lourds, ils aiment cet exercice. Il y a un vrai état d’esprit, un travail collectif et des individualités fortes. «
Marge de progression
Et si l’Argentin, de retour de sélection roumaine (qui a perdu à Madrid la petite finale du Rugby Europe Championship 2026), a conscience de ce » gros rendez-vous « , c’est parce qu’il sait que son pack » manque de régularité « . » Contre Brive, nous avons été performants, il s’agit pour nous de poursuivre cette dynamique. » Avant ça, ses hommes ont soufflé le chaud et le froid. Et les statistiques de la saison virent plutôt vers le froid… Lanterne rouge des mêlées défensives (sur les ballons obtenus, 15 %, et les pénalités gagnées, 6), elle est aussi avant-dernière des mêlées offensives (sur les ballons obtenus, 71 %, et les pénalités concédées, 25). Ce qui étonne pour un dauphin du championnat et qui souligne aussi toute la marge de progression de ce groupe. Groupe qui a hâte de se lancer dans cette prochaine bataille. » On attend toujours ces gros matchs, confirme Orlandi. C’est bien de se tester face à ces grosses équipes, surtout celles qui visent la montée. » D’autant plus quand elles sont une référence dans un secteur si important pour notre sport.
* Statistiques AIA Sports