Tout s’est joué dans un mouchoir de poche. Arrivée largement en tête au premier tour des municipales à Toulon, avec 42,05 % des voix, Laure Lavalette (Rassemblement national) n’a pas transformé l’essai au second tour, ce dimanche 22 mars 2026. La maire sortante sans étiquette Josée Massi a été réélue avec 52,6 % des suffrages exprimés, selon les premières estimations d’Ipsos-BVA CESI École d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN. Laure Lavalette a quant à elle recueilli 47,4 % des voix.
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« L’heure est grave »
Durant l’entre-deux-tours, Josée Massi avait appelé au rassemblement pour faire barrage au RN, prévenant que « l’heure est grave ». « Chacun doit prendre ses responsabilités. Nous avons connu le Front national en 1995, cela a été un désastre et je pèse mes mots, avait-elle martelé. C’est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement. »
Le candidat Les Républicains Michel Bonnus, arrivé en troisième position au premier tour, s’était retiré de la course au profit de Josée Massi. Il s’y était engagé durant la campagne. En revanche, leurs deux listes n’avaient pas fusionné.
Éliminée dès le premier tour, la candidate des gauches unies (sans La France insoumise) Magali Brunel avait elle aussi appelé à « battre le RN ».
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Refus de débattre
Exercice classique, mais pas toujours gagnant, le débat d’entre-deux-tours a brillé par son absence. « Je n’irai pas. C’est impossible de débattre avec Madame Lavalette. Elle est dans l’agression. On ne peut pas parler des projets, des préoccupations des Toulonnais avec elle », avait expliqué Josée Massi à Var Matin, soulignant qu’elle préférait les rencontres de terrain.
Laure Lavalette, qui a fait campagne sans étiquette malgré ses fonctions de députée et porte-parole du RN, avait alors exprimé son incompréhension et estimé que sa rivale fuyait « le débat ».