La politique fait bien les choses. Dimanche soir, elle a offert à tous les états-majors, de l’extrême gauche à l’extrême droite, des raisons de revendiquer la victoire. Miracle de la fragmentation, tout le monde assure avoir gagné. Un paysage en cinq blocs, c’est l’assurance de pouvoir toujours trouver quelque part en France l’exemple qui sied. Et pour repousser les critiques, il suffit de brandir une ou deux exceptions.
Les électeurs ne peuvent pas avoir fait barrage à La France insoumise, sinon comment expliquer les victoires de Johanna Rolland et de Grégory Doucet ? La maire socialiste de Nantes, opposante résolue à une dérive de son parti vers celui de Jean-Luc Mélenchon, avait décidé de s’unir aux insoumis pour conserver son fauteuil de maire. Paris réussi. Elle l’emporte largement (54,6 %) face à la droite. A Lyon, le maire écologiste sortant, largement distancé dans les sondages avant le premier tour, était en passe de s’imposer face à Jean-Michel Aulas malgré son alliance avec LFI.