Les enjeux de la Métropole Aix-Marseille-Provence ont été partiellement masqués. Mais ces dimanches 15 et 22 mars ont également vu élire les 238 conseillers de cette intercommunalité aux 92 communes et 1,8 million d’habitants, un mastodonte administratif aux multiples compétences, des transports en commun au traitement des eaux usées.
Bien malin qui connaît déjà le nom du ou de la futur(e) président(e) de la Métropole, dont l’élection aura lieu début avril. Il y a déjà plus d’un an, Martine Vassal (DVD) avait tenté de préempter le fauteuil qu’elle occupe depuis 2018 et s’était déclarée candidate à sa succession. Mais son échec retentissant à Marseille la plaçait en position de faiblesse. Dès 21h15, ce dimanche soir, elle a donc jeté l’éponge après avoir recueilli à peine plus de 5% des voix.
En première ligne, Benoît Payan (DVG). « On ne pourra plus faire sans Marseille », martèle-t-il depuis deux mois. Seulement voilà : avec une soixantaine de conseillers métropolitains fléchés parmi les élus municipaux, la gauche marseillaise sera loin des 120 requis pour avoir une majorité. L’inverse est donc vrai aussi : Marseille ne pourra pas faire sans le reste de la Métropole. Et comme ses alli…