D’ordinaire, une course récompense les plus rapides. Samedi matin, place Royale, à Nantes, c’est l’inverse qui s’est joué, samedi 21 mars. Vers 10 h, ils étaient une quinzaine à se préparer pour les « 2.1 kilomètres de la joie » en l’honneur de la journée de la trisomie 21. La course était organisée par le Café Joyeux situé tout près, 1, rue des Vieilles-Douves. Ici, personne ne partait pour battre un chrono : on court pour attendre l’autre, pour avancer ensemble et pour rappeler qu’en matière d’inclusivité, la ligne d’arrivée est celle que l’on franchit ensemble collectivement.

Chaque année, cette course solidaire et non chronométrée réunit, dans les villes où est présent un Café Joyeux, des coureurs venus défendre une idée simple : la société n’abandonne personne sur le bord du chemin.

« L’inclusion fait partie de nos vies »

Emma de Monclos, 26 ans et équipière du café, avait le sourire aux lèvres « J’ai hâte de démarrer, cela permet de se rencontrer et surtout ça amène de la joie. » Plusieurs membres de l’équipe du café ont pris part à la course. « Le lieu emploie des personnes en situation de handicaps mentaux et cognitifs. Cette course est une façon pour nous de montrer que l’inclusion fait partie de nos vies », dit Stéphanie Scali, 43 ans, assistante au Café Joyeux. Pour elle, la journée de la trisomie 21 apporte un nouveau regard.

Des proches et des amis sont venus encourager le cortège de coureurs. Après la course, un verre a été partagé. « Le cœur de notre mission est d’apporter de la joie et de la donner au maximum » explique, essoufflé, Arthur Brunier, 35 ans et manager du café.