Les Insoumis, qui avaient pour la première fois décidé de participer massivement à un scrutin municipal, ont créé la surprise dimanche dernier en arrachant dès le premier tour au PS Saint-Denis, première ville d’Ile-de-France après Paris.
En ce second tour, ils misaient sur une dizaine de villes, dont Toulouse et Limoges, où le député LFI Damien Maudet affronte la droite et le RN en triangulaire après avoir fait alliance avec son concurrent de gauche Thierry Miguel. Ils espéraient aussi l’emporter à Roubaix (Nord), La Courneuve et Bondy (Seine-Saint-Denis), Argenteuil (Val-d’Oise), Etampes (Essonne), Vénissieux et Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon).
Jean-Luc Mélenchon a livré un tour d’horizon, dans un billet publié sur son site et sur son compte X.
« Notre inquiétude a été très vive à Marseille, où le mauvais bilan des sortants a menacé de défaite la ville d’une victoire de l’extrême droite. Le sectarisme du maire sortant refusant toute discussion a empêché la jonction des listes. Nous dénonçons ce choix brutal où le PS a donné le droit à l’extrême droite d’être représentée au conseil municipal et l’a refusé aux Insoumis. Mais nos candidats ont préféré à juste titre se retirer plutôt que de prendre le risque d’un succès du Rassemblement National.
Benoît Payan s’est donc fait reconduire une nouvelle fois à la faveur d’un chantage. Marseille mérite mieux. Notre opposition à cette équipe de rescapés se fera donc sur le terrain des luttes directes », a-t-il notamment écrit concernant les élections à Marseille.