Malgré la victoire décrochée face
à l’Angleterre et le sacre dans le Tournoi, le niveau du XV de
France interroge en Afrique du Sud.
Certains observateurs faisaient la fine bouche à l’issue du
Tournoi des Six Nations en dépit du doublé réalisé par les troupes
de Fabien Galthié. Conséquence notamment du Grand Chelem abandonné
en Ecosse et de la victoire difficile décrochée lors du dernier
match face à l’Angleterre, avec à chaque fois une défense tricolore
aux abois.
Les difficultés du XV de France n’ont pas échappé non à Victor
Matfield, ancienne gloire du rugby sud-africain. «Le XV de
France a gagné la compétition, donc les Français doivent être
contents. De mon côté, j’en attendais tout de même un peu plus
», a-t-il ainsi confié dans le podcast Rugby Rivals,
qu’il anime avec l’ancien Néo-Zélandais John Kirwan, pointant du
doigt les problèmes défensifs des Bleus.
« Je n’ai pas réellement vu de défense capable de
rapidement se replacer, sur ce Tournoi des 6 Nations, comme on
pourrait le voir avec l’Afrique du Sud. Pour la France, ils avaient
une défense rugueuse, mais je n’ai pas vu ça de leur part »,
a-t-il relevé, s’interrogeant plus globalement sur le niveau de jeu
affiché par les grandes nations de l’hémisphère nord dans ce
Tournoi 2026.
Un jeu à hauts risques
« Plus tu décides de jouer de manière débridée, plus tu
offres d’occasions à tes adversaires de te punir. Parce que tu
risques de faire des erreurs, de perdre des ballons ou de voir tes
avants s’épuiser plus vite que prévu, a-t-il encore
insisté. C’est intéressant comme style de jeu. Cependant, je
n’ai vu aucune équipe, à part l’Angleterre sur son premier match,
être en mesure de contrôler complètement le jeu, pour le ralentir
ou l’accélérer selon ses besoins »
L’ancien deuxième-ligne attend donc avec impatience les
prochaines confrontations face aux sudistes. « J’aimerais
constater ce que donnent ces équipes, si elles jouaient contre les
Springboks et les All Blacks, pour observer où elles en sont,
a-t-il expliqué. Sont-elles toutes devenues meilleures ?
Stagnent-elles toutes au même niveau ? Est-ce que l’Italie a fait
le travail nécessaire pour être plus forte ou est-ce que le niveau
global a chuté en Europe ? Je pense qu’il faut attendre ce type de
confrontations pour en avoir une idée claire.»