DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a plu… et déplu à la rédaction du Figaro lors de la victoire de l’UBB face à Toulouse (44-20) dimanche soir, en clôture de la 19e journée du Top 14.
TOPS
Ntamack, retour gagnant
L’ouvreur stadiste, qui n’avait plus joué depuis décembre pour cause de blessures, est l’auteur du premier essai de son équipe (32e) peu avant la pause – à l’issue d’un turnover fatal suite à une perte de balle de Matthieu Jalibert -, lors de la défaite toulousaine, dimanche soir, sur la pelouse de l’UBB (44-20). Une contre-attaque incisive – bien initiée par Matthis Lebel -, qui rassure quant à la fraîcheur physique du numéro 10 des Rouge et Noir, qui a fait parler son explosivité pour aller aplatir dans l’en-but bordelais. L’international français aurait également pu inscrire un doublé sur une action similaire avec Teddy Thomas, peu après la reprise, mais un hors-jeu plus tôt dans l’action de Peato Mauvaka est venu annihiler l’action haut-garonnaise, et (malheureusement) précipité la chute des champions de France dans ce match. 13 points au compteur dans cette partie pour Ntamack ainsi que six défenseurs battus qui signe son retour en grande pompe. De bon augure pour la suite, on l’espère. La course entre lui et son homologue du soir côté unioniste, Jalibert, en vue de la Coupe du monde 2027 avec les Bleus, a déjà débuté.
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Penaud se requinque
Replacé au centre pour ce choc face à Toulouse, le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du XV de France – absent lors du sacre des Bleus au Tournoi des six nations -, est l’auteur de la troisième réalisation de son équipe (53e), sur un coup de pied judicieux de la part de Yoram Moefana, dans la foulée de l’annulation de deuxième essai de Ntamack. Pas à son poste d’ailier habituel, le joueur girondin s’en est plutôt bien sorti dans le cœur du jeu avec 74 mètres parcourus ballon en main, trois défenseurs battus, deux franchissements et un seul plaquage raté sur neuf exécutés. Critiqué cette saison pour un déclin qui semble, hélas, inéluctable, le numéro 13 a l’air d’en avoir encore sous les crampons.
Lucu et Jalibert au rendez-vous
Même s’il a laissé quelques points en route au pied, le capitaine et demi de mêlée girondin est allé à l’essai en début de seconde période (55e), afin d’assommer pour de bon les Toulousains. 17 points pour le numéro 9 de l’UBB qui n’aura cessé, en tant que leader de cette équipe, de haranguer ses coéquipiers et les supporters bordelais. De son côté, l’ouvreur girondin, fraîchement sacré avec les Bleus dans le Tournoi, a livré une séduisante partition. 123 mètres dévalés en possession de l’ovale pour le numéro 10 qui affiche également six défenseurs battus à son tableau de chasse. S’il a été (légèrement) moins resplendissant que son homologue et adversaire direct Ntamack dans le «match dans le match», Jalibert, sûrement émoussé par le Six Nations, a répondu présent comme il le fallait.
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Gourgues pour l’honneur
Le jeune centre toulousain a sauvé l’honneur des siens. Toujours remuant et percutant, le trois-quarts cumule pas moins de 136 mètres parcourus avec le cuir, quatre défenseurs battus, un franchissement et seulement trois plaquages manqués sur 13 tentés dans cette rencontre. Symptomatique de sa prestation du jour : son essai fantastique, à l’issue d’une ultime chevauchée de 80 mètres après la sirène. Fulgurant.
La terrible révolte de l’UBB…
Le score était de 15-13 à la pause pour les Unionistes. Résultat des courses : 44-20. Les joueurs de Yannick Bru ont dévoré les Toulousains dans le second acte, déposant quatre essais (six au total), synonymes de bonus offensif à la clef. Ces derniers, qui avaient visiblement envie de prendre leur revanche sur leur rival haut-garonnais après la gifle du match aller à Ernest-Wallon (56-13), n’ont pas fait dans le détail. 40 dernières minutes de haute voltige – impulsées par l’essai de Tambwe dans les arrêts de jeu avant la mi-temps et renforcées par le deuxième essai refusé de Ntamack à la reprise – qui devraient relancer les Girondins dans cette course aux phases finales, eux qui grimpent à la cinquième place (55 pts) grâce à cette nette victoire.
FLOPS
… face à des Stadistes à l’agonie
Les champions de France, au coude à coude à la mi-temps, n’ont pas existé en seconde période. 29 points encaissés et seulement sept de marquer pour les Rouge et Noir, qui auront été balayés dans tous les compartiments du jeu par la furia girondine. Leur deuxième essai refusé, aplatit par Ntamack – sanctionné dans la foulée par Penaud -, les a (cruellement) fait couler…
Lamothe a (trop) gâché
Le talonneur bordelais ne s’est pas montré à son aise dans ce match, notamment dans le secteur des touches. Le Girondin a caviardé deux importants lancers en première période, dont un sur une touche à cinq mètres. Heureusement sans frais pour l’UBB, qui devra se montrer davantage efficace dans ce domaine en vue des phases finales.
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Saito inutile
Déjà que con coéquipier Paul Graou n’avait clairement pas livré une performance digne de ce nom jusqu’à sa sortie (63e) – à savoir le néant en dehors d’un 50-22 en première période -, le remplaçant de ce dernier, entré à l’heure de jeu (63e), n’a absolument rien changé au cours de la partie et confirme qu’en l’absence d’Antoine Dupont, ce poste de numéro 9 pose question chez les Rouge et Noir. Demander au Japonais de modifier le cours du match aurait été d’une absurdité sans nom, mais rien que le fait d’essayer d’imprégner, ne serait-ce qu’une once de rythme ou de cadence, à la libération des ballons… ce n’est visiblement pas dans ses cordes. On se demande sincèrement à quoi sert réellement ce joueur d’un piètre niveau dans l’effectif du Stade Toulousain, qui est tristement insignifiant lorsqu’il foule les pelouses. Le demi de mêlée doit être au moins sympathique et apporter une bonne ambiance dans le groupe… en tout cas, on l’espère. Sinon, c’est à s’en arracher les cheveux.