C’était une des nouveautés des municipales 2026 : les listes des candidats se devaient d’être paritaires, autant d’hommes que de femmes, y compris dans les plus petites communes. Si la parité a été respectée, les hommes occupaient plus souvent la position de tête de liste, ce qui laissait supposer qu’à l’issue des élections, il y aurait plus de maires hommes que de maires femmes.
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D’après l’analyse de 100 % des résultats du premier tour, et 99 % du second tour, il apparaît que 7 888 femmes ont été élues maire aux municipales 2026. C’est 516 de plus qu’au sortir de l’élection de 2020.
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En 2020, 21,1 % des maires élus étaient des femmes. En 2026, nous en sommes à 22,6 %, une progression modeste de 1,5 point. Le politologue Martial Foucaud le confirmait à Ouest-France au lendemain du premier tour : « Si rien ne se passe, il faudra attendre douze élections municipales, soit soixante-dix années, avant de compter autant de femmes que d’hommes parmi les maires. »
Plus nombreuses dans les petites communes
Voici les communes où une femme est élue maire en 2026 (en orange clair les maires élues dès le premier tour, en orange foncé celles élues au second tour) :
La part de femmes élues varie selon la taille des communes. Elles sont – en proportion – plus nombreuses dans les petites communes (moins de 3 500 habitants), représentant 23 % des édiles. Cette proportion descend à 18,1 % dans les villes de 20 000 à 100 000 habitants.
Seulement 8 maires des 42 villes de plus 100 000 habitants sont des femmes : Johanna Rolland (Nantes), Catherine Trautmann (Strasbourg), Nathalie Appéré (Rennes), Josée Massi (Toulon), Nathalie Koenders (Dijon), Laurence Ruffin (Grenoble), Ericka Bareigts (Saint-Denis), Sophie Joissains (Aix-en-Provence). Elles étaient 12 en 2020.
L’obligation de présenter des listes paritaires en 2026 a été respectée. Mais on constate que la tête de liste, et donc le fauteuil de maire, est plus souvent réservée à un homme qu’à une femme. Il n’y avait ainsi que 25 % de femmes parmi les têtes de liste. À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), il n’y avait que des hommes en première position des sept listes concurrentes au premier tour !