DÉCRYPTAGE – Ces députés Renaissance issus de la technocratie ont réussi leur implantation dans des villes à la sociologie favorable. De quoi assurer leur survie politique, à un an de la fin du mandat du président de la République.

Est-ce un hasard ? Les deux plus grandes villes remportées par Renaissance au second tour des élections municipales, dimanche, ont des profils similaires : Bordeaux, 265 000 habitants, capitale de Nouvelle-Aquitaine, et Annecy, qui en compte 130 000, point névralgique de la Haute-Savoie. Deux villes à la réputation bourgeoise, plébiscitées pour leur qualité de vie, traditionnellement ancrées dans une droite modérée. Et dont les électeurs, troublés par le bilan mitigé de maires écologistes élus par surprise en 2020, ont choisi de refermer la parenthèse verte.

Est-ce un hasard ? Les deux nouveaux maires issus du camp Macron, qui ont chacun reçu un coup de fil de félicitations du chef de l’État, se ressemblent beaucoup eux aussi. Les trajectoires de Thomas Cazenave, 48 ans, élu de justesse à Bordeaux, et Antoine Armand, 34 ans, qui l’a largement emporté à Annecy, frappent par leurs points communs. Tous deux surdiplômés, passés par Sciences Po et l’ENA. Tous deux inspecteurs des…

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Le Figaro

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