Le RCL pourfend les arguments du Paris Saint-Germain, désireux de reporter le choc devant opposer les deux clubs le 11 avril, entre les deux matchs de C1 des Parisiens.

Le choc de la 29e journée de Ligue 1 entre Lens et le PSG aura-t-il lieu samedi 11 avril à 17 heures ? La question sera débattue au Conseil d’administration de la LFP jeudi. Désireux d’alléger son calendrier afin de se donner les meilleures chances de briller sur la scène européenne face à Liverpool, en quarts de finale de Ligue des champions (8 et 14 avril), le club de la capitale a, comme Le Figaro l’a appris, demandé le report de ce match à Bollaert. Et comme on pouvait s’y attendre, ce n’est pas du goût des Sang et Or, pas du tout ! Engagé en quarts de Ligue Europa Conférence face à Mayence, Strasbourg a d’ailleurs aussi demandé à reporter son match à Brest.

Toujours est-il que le potentiel report de Lens-PSG se révèle explosif. En effet, il s’agit d’une «finale» de L1, entre le dauphin lensois et le leader parisien au classement du championnat (59 points contre 60, Paris a un match en moins). Le tout alors que les relations entre les dirigeants des deux clubs ne sont pas idylliques, ce n’est pas vraiment un secret.


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Et les Nordistes n’ont pas l’intention de se laisser faire. Tard lundi soir, ils ont en effet décidé de «sortir de (leur) réserve» dans un long communiqué. «Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée», explicite-t-on en préambule.

Un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains.

Communiqué du RC Lens

Et de poursuivre : «Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales. Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchaîner des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles». En effet, le Racing n’aurait pas de match entre Lille le 4 avril et Toulouse, le week-end du 18-19 avril.

«Il serait donc entendu que le 10e budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue)», ajoute-t-on.

Équité, clarté des règles et respect de tous les acteurs

Et de conclure : «Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles. Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté». Un football français qui n’est pas relégué derrière le Portugal au classement UEFA, avec tout ce que cela implique, ce n’est pas mal non plus… Ce sera au Conseil d’administration de la LFP de trancher jeudi.